Afrique du Sud: dose de rappel du vaccin Pfizer administrée à partir de janvier

Par AFP

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Une troisième dose du vaccin anti-Covid du laboratoire américain Pfizer sera administrée à partir de janvier en Afrique du Sud, pays qui a détecté le variant Omicron, a déclaré vendredi le ministère de la Santé.

"Les premières personnes qui auront droit à la dose de rappel seront les plus de 60 ans", a déclaré le Dr Nicolas Crisp, directeur général au ministère, lors d'une conférence de presse. Les scientifiques sont en train de déterminer le degré d'efficacité des vaccins anti-Covid contre le nouveau variant découvert le mois dernier et qui présente un nombre inhabituel de mutations. Une étude sud-africaine de l'Institut africain de recherche sur la santé (AHRI), qui n'a pas encore été approuvée par la communauté scientifique et se fonde sur un échantillon restreint de douze patients, a récemment avancé qu'"Omicron échappe en partie à l'immunité conférée par le vaccin Pfizer". "Il n'y a aucune raison de croire que la vaccination ne protège pas contre la forme grave de la maladie causée par ce variant", a nuancé lors de la conférence de presse l'auteur de l'étude, le virologue Alex Sigal. L'Afrique du Sud, qui connaît une hausse exponentielle des contaminations depuis l'apparition d'Omicron, est officiellement le pays africain le plus touché par le virus avec plus de trois millions de cas et plus de 90.000 morts. Le nouveau variant, qui présente encore de nombreuses inconnues mais qui selon les premières constatations des scientifiques est plus contagieux, est désormais dominant en Afrique du Sud. Parmi les échantillons séquencés en novembre, "jusqu'à 70% des cas étaient dus au nouveau variant", a déclaré le ministre de la Santé Joe Phaahla. En retard par rapport au reste du monde pour immuniser sa population de 59 millions d'habitants, l'Afrique du Sud a pour l'instant vacciné 43% des adultes éligibles. Mais le taux de vaccination chez les 18-35 ans reste faible, inférieur à 30%. Le rappel de Pfizer a été approuvé cette semaine par l'agence sud-africaine du médicament (Sahpra), pour les personnes à partir de 18 ans et six mois après l'injection de la deuxième dose. Jusqu'à présent, le variant touchait en particulier les plus jeunes, avec un pic d'hospitalisations notamment chez les moins de cinq ans. "La situation a maintenant changé avec un plus grand nombre d'adultes infectés", a souligné M. Phaahla. A ce stade, les malades semblent présenter des symptômes légers. Le temps d'hospitalisation moyen est relativement court, entre 2 et 3 jours, ont constaté les autorités sanitaires, et la plupart des patients n'ont pas besoin d'assistance respiratoire.