Algérie: un opposant libéré après la réduction de sa peine en appel

AFRICA RADIO

22 mars 2022 à 11h36 par AFP

Un opposant algérien condamné à deux ans de prison pour offense au chef de l'Etat va être remis en liberté après avoir vu sa peine réduite mardi à six mois ferme en appel, a indiqué une association de défense des détenus.

La Cour d'appel d'Alger a condamné Fethi Ghares, coordinateur du Mouvement démocratique et social (MDS), un petit parti de gauche, à un an de prison dont six mois ferme, a précisé le Comité national pour la libération des détenus (CNLD). Le parquet avait requis trois ans de prison ferme. "Il quitte la prison aujourd'hui", a précisé la même source. Arrêté et écroué fin juin 2021, cet opposant avait été condamné début janvier en première instance à deux ans de prison. Au total, il a passé près de neuf mois derrière les barreaux. Selon le CNLD, M. Ghares était poursuivi pour "atteinte à la personne du président de la République", Abdelmadjid Tebboune, "outrage à corps constitué" et "diffusion d'informations pouvant porter atteinte à l'unité nationale" et "à l'ordre public". Militant connu de l'opposition de gauche et laïque, Fethi Ghares, 47 ans, s'était engagé en 2019 dans le mouvement de protestation populaire du Hirak, qui réclame un changement radical du système de gouvernance en place depuis l'indépendance en 1962. Plus de 300 personnes sont actuellement emprisonnées en Algérie en lien avec le Hirak, mouvement à l'arrêt depuis la mi-mai 2021, ou des revendications concernant les libertés individuelles, selon le CNLD.