Attentat en France en 2018: cinq hommes vont être jugés

AFRICA RADIO

14 décembre 2022 à 18h06 par AFP

Cinq hommes soupçonnés d'avoir aidé l'auteur de l'attentat du marché de Noël à Strasbourg (est de la France), qui a fait 5 morts en 2018, vont être jugés, a indiqué mercredi une source judiciaire.

Les magistrats instructeurs n'ont retenu la qualification terroriste qu'à l'encontre d'Audrey Mondjehi, ami et ancien codétenu de l'auteur de l'attaque, qui avait été tué par les policiers. Agé de 41 ans et de nationalité ivoirienne, il sera jugé pour association de malfaiteurs terroristes, complicité d'assassinats et complicité de tentatives d'assassinats, notamment sur personnes dépositaires de l'autorité publique, le tout en relation avec une entreprise terroriste, selon la source judiciaire. En détention provisoire depuis décembre 2018, il est suspecté d'avoir assisté Cherif Chekatt dans ses démarches, notamment en lui permettant de se procurer l'arme utilisée lors de l'attentat. Le 11 décembre 2018, peu avant 20h00, Chérif Chekatt, un délinquant multirécidiviste de 29 ans, fiché S pour radicalisation islamiste, avait pénétré, armé d'un revolver et d'un couteau, dans le centre historique de Strasbourg où se tenait le traditionnel marché de Noël. Il avait tué au hasard cinq hommes et blessé une dizaine de personnes en déambulant dans les rues. Parvenant à s'échapper en taxi, après avoir été blessé par des militaires, il avait été tué par la police quarante-huit heures plus tard dans le quartier du Neudorf, dans le sud de Strasbourg. Une vidéo d'allégeance au groupe Etat islamique (EI) avait ensuite été retrouvée sur une clé USB qui lui appartenait. Les quatre autres suspects, âgés de 32, 36, 37 et 82 ans, sont renvoyés devant la cour d'assises pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un ou plusieurs crimes, sans qualification terroriste, a détaillé la source. Ils sont soupçonnés, à des degrés divers, d'avoir permis la fourniture de l'arme utilisée lors de l'attentat. Placés en détention provisoire après leur inculpation, ils sont désormais sous contrôle judiciaire. Trois de ces personnes sont issues d'une même communauté de gens du voyage sédentarisée. Les juges d'instruction ont suivi les réquisitions du parquet national antiterroriste (Pnat), communiquées aux parties le 28 novembre.