Bousculade mortelle au Nouvel An en Ouganda: un organisateur poursuivi pour négligence

AFRICA RADIO

4 janvier 2023 à 14h36 par AFP

Un organisateur de la soirée du Nouvel an en Ouganda qui a fait dix morts, dont des enfants, après une bousculade dans un centre commercial de la capitale Kampala, est poursuivi pour négligence, a annoncé mercredi à l'AFP son avocat.

Les victimes se trouvaient au sein d'une foule qui s'était entassée dans un petit passage pour assister aux feux d'artifice à l'extérieur du centre commercial Freedom City, au sud de Kampala. Le public n'avait qu'un point d'entrée et de sortie. Abby Musinguzi, promoteur de la soirée, "est poursuivi pour des faits de négligence et il a été conduit à la prison de Luzira (près de la capitale Kampala, ndlr) mais il nie les charges" qui pèsent contre lui, a déclaré à l'AFP son avocat, Erias Lukwago. "Il a été placé en détention provisoire jusqu'au 10 janvier, date à laquelle il sera de retour devant le tribunal pour sa demande de libération sous caution", a-t-il poursuivi. M. Musinguzi est un organisateur de grands festivals bien connu à Kampala. "Nous avons convoqué d'autres personnes, dont le propriétaire du centre commercial, le personnel présent lors du concert, la police et d'autres agents qui assuraient la sécurité, pour enregistrer leurs dépositions afin d'aller au fond de l'affaire", a déclaré mercredi à l'AFP Fred Enanga, porte-parole de la police ougandaise. "Nous entendrons également les parents des enfants décédés lors du concert, les survivants et toute autre personne que nous jugeons nécessaires pour les enquêtes en cours", a-t-il ajouté. Mardi, le président ougandais Yoweri Museveni a ordonné une enquête rapide sur le drame et offert aux familles des défunts 5 millions de shillings ougandais, environ 1.340 euros, pour les frais funéraires. En 2009, une personne avait été tuée et trois autres blessées, dans une bousculade devant un parc d'attractions à Kansanga, une ville proche de Kampala. Ces célébrations du Nouvel An en Ouganda, pays d'Afrique de la région des Grands Lacs, étaient les premières depuis trois ans, après des restrictions dues à la pandémie de Covid-19 et à des problèmes sécuritaires.