Can 2022 : Les vétérans veulent laver l’affront de 1972

Par Dipita Tongo / Africa Radio Douala

Cameroun 1972

Contrairement à d'autres grandes nations de football africain, c’est seulement la 2ème fois que le Cameroun organise la Coupe d’Afrique des Nations. Pays hôte de la 8e édition en 1972, les camerounais en gardent un mauvais souvenir, du moins les anciens qui ont vu leur équipe éliminée en demi-finale. Un drame national que beaucoup souhaitent exorciser cette année

Il faut noter d’emblée que le contexte d’attribution de la CAN diffère selon que l’on parle de 1972 et de 2022.

Cette voix est celle de Fernand Nenkam, ancien dirigeant sportif, ancien membre de la Fédération Camerounaise de Football, témoin privilégié de l’organisation de la 8e édition de la Coupe d’Afrique des Nations de football 1972 au Cameroun.

En 1972, c’est au cours de la 7e édition à Khartoum, que le ministre de tutelle de l’époque Monsieur Ibrahim Mbombo NJOYA propose la candidature du Cameroun et 2 ans après, la compétition est organisée à Douala et Yaoundé dans 2 stades, et la compétition était ouverte à 8 équipes, donc effet surprise.

Pour le journaliste et ancien président de l’Association des Journaliste du Cameroun (AJSC), le stade de la Réunification de Bépenda qu’il a connu en 1972 est littéralement transformé.

Gustave Emmanuel Samnick, faut pas non plus accabler ceux qui ont critiqué, on a eu du retard, il faut l’avouer maintenant peut être mieux vaut tard que jamais. Moi, dès que j’ai appris que le Cameroun a obtenu l’autorisation d’organiser la CAN, j’étais très heureux parce que je savais qu’il y aurait un héritage.

L’homme de média estime qu’au-delà des éléments liés au jeu, le Cameroun a connu une transformation totale contrairement aux années soixante-dix, en termes d’infrastructures routières, hospitalières, hôtelières et sportives, donc oui, on a du retard, mais maintenant ce retard est derrière nous.

Quelques regrets néanmoins, la mobilisation et l’animation de la compétition ne sont pas encore au rendez-vous des mois avant, le public étaient mobilisés dans tout le pays. Des affiches étaient visibles dans les rues de Nkongsamba -localité située å 143 km de la ville de Douala (NDLR)- par exemple, ou j’étais tout petit, tel n’est pas le cas en 2022. Oui, il n’y a pas assez de communication, on ne sent pas que le Cameroun accueille un événement aussi important.

Malgré quelques ratés ici et là, ils sont nombreux les vétérans de 1972 qui se félicitent de l’organisation de la 33ème édition de la CAN au Cameroun.

Reportage Cameroun 1972