Centrafrique: le chef de l'ONU salue l'annonce d'un cessez-le-feu par le président

Par AFP

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Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a salué samedi la déclaration d'un "cessez-le feu unilatéral" en Centrafrique par le président Faustin-Archange Touadéra dans la guerre contre les rebelles.

Selon M. Guterres, il s'agit d'une "étape cruciale" vers la paix, a dit son porte-parole dans un communiqué. Le secrétaire général des Nations unies a appelé toutes les autres parties à "immédiatement respecter ce cessez-le feu et à renouveler leurs efforts pour faire avancer la mise en oeuvre de l'Accord politique pour la paix et la réconciliation signé en 2019". Le chef de l'ONU a aussi pressé les parties prenantes de "s'engager de manière constructive, à travers un dialogue politique inclusif, pour que des progrès tangibles soient réalisés dans le processus de paix et de réconciliation en République centrafricaine". La Centrafrique est le théâtre d'une guerre civile depuis 2013, qui a considérablement baissé d'intensité depuis trois ans. Le président Touadéra a décrété vendredi un "cessez-le-feu unilatéral" de son armée et ses alliés dans leur guerre contre les rebelles pour favoriser l'ouverture prochaine d'un dialogue national. Il a assuré que ses ennemis avaient fait de même à l'exception de deux importants groupes armés. En décembre 2020, une partie des groupes armés qui occupaient alors plus des deux tiers du pays, regroupés au sein de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), ont lancé une offensive pour empêcher la réélection de M. Touadéra. Celui-ci a sollicité Moscou et Kigali, qui ont dépêché des centaines de paramilitaires russes et de soldats rwandais à la rescousse d'une armée centrafricaine démunie. Grâce essentiellement au soutien des Russes et des Rwandais, elle a, depuis, reconquis toutes les grandes villes et repoussé les rebelles dans les forêts. Mais ces derniers multiplient les attaques furtives ces dernières semaines, loin de la capitale Bangui.