Centrafrique: un policier tué par des rebelles

Par AFP

AFRICA RADIO

Un policier a été tué lors d'une attaque de groupes armés dans le sud de la Centrafrique, en proie à des combats entre des rebelles et l'armée, a annoncé samedi le gouvernement.

Les rebelles ont attaqué jeudi la ville de Kouango, à 300 km à l'est de la capitale Bangui, près de la frontière avec la République démocratique du Congo, et "ont pillé plusieurs ménages", a assuré le gouvernement sur sa page Facebook. "Ils ont tué un policier en service", selon le communiqué. La primature a mis en cause les rebelles de l'Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), un des principaux groupes armés présents dans l'est du pays. "Le ratissage va se poursuivre pour mettre hors d'état de nuire les éléments de l'UPC qui continuent de violer le cessez le feu décrété par le président dans le cadre du processus de dialogue républicain", selon le communiqué de la primature, poursuivant que ces attaques "constituent des provocations de la part des groupes armés". Les autorités ont mis en avant pour repousser les rebelles l'intervention de "forces loyalistes", terme généralement utilisé pour désigner des paramilitaires russes et des militaires rwandais. Le président Faustin Archange Touadéra a décrété le 15 octobre "un cessez-le-feu unilatéral" de son armée et de ses alliés pour favoriser l'ouverture prochaine d'un dialogue national. Les principaux groupes armés avaient annoncé qu'ils respecteraient également un cessez-le-feu. Une trentaine de civils et deux militaires ont été tués le 28 novembre dans des attaques menées selon les autorités par un autre groupe rebelle, les 3R (Retour, Réclamation, Réhabilitation), majoritairement composés de Peuls, très puissants dans le nord-ouest de la Centrafrique. Classée deuxième pays le moins développé au monde par l'ONU, la Centrafrique a été plongée dans une guerre civile sanglante après un coup d'État en 2013. Ce conflit perdure mais a considérablement baissé d'intensité depuis trois ans, même si des pans entiers de territoires continuent d'échapper au pouvoir central.