France: décès d'un migrant soudanais qui tentait de monter dans un camion

Par AFP

AFRICA RADIO

Un jeune migrant soudanais de 16 ans est décédé après avoir tenté de monter sur un poids lourd lundi près de Calais, dans le nord de la France, dans l'espoir de passer clandestinement en Angleterre, selon les autorités locales.

Conscient à l'arrivée des secours, le jeune exilé été transporté à l'hôpital de Calais où il est décédé, a précisé une source policière. Lundi matin, peu avant 05H00, "un des migrants se dirige vers le camion côté passager. Il arrive à monter entre la cabine et la remorque. Et au moment où le chauffeur redémarre, le migrant tombe", a indiqué le procureur de Boulogne-sur-Mer à l'AFP. Un groupe d'une quarantaine de migrants accompagnait la victime, selon une source policière. Ils ont "jeté un certain nombre de cailloux sur le véhicule", selon le procureur. Le chauffeur du poids lourd, originaire d'Europe de l'Est, légèrement blessé par les projectiles, selon la source policière, a été entendu et une enquête ouverte au commissariat de Calais pour homicide involontaire. Des centaines de migrants sont toujours présents sur le littoral du nord de la France, dont de nombreuses familles, dans l'espoir de passer en Angleterre. Face au verrouillage toujours plus fort des accès aux ferries et à l'Eurotunnel, les tentatives de traversées par la mer se sont fortement développées à partir de fin 2018, mais certains migrants, notamment les plus désargentés, continuent à tenter le passage en montant dans des camions. Le parquet de Boulogne-sur-mer est par ailleurs saisi d'une enquête différente impliquant un chauffeur de poids lourd portugais, retrouvé mort dans la nuit de lundi à dimanche sur une aire d'autoroute dans le Pas-de-Calais. Selon le récit du procureur, "un groupe de migrants" se serait approché du chauffeur portugais sur l'aire de repos et des coups auraient alors pu être donnés. "A l'issue de cela, il remonte dans l'habitacle où se trouve un deuxième chauffeur", explique le magistrat. "Quelques minutes après, il fait un malaise et il va être en arrêt cardio-respiratoire". La source proche du dossier fait état de "4 ou 5 migrants" parmi les potentiels agresseurs. Selon une autre source proche du dossier, le chauffeur avait "signalé par téléphone la présence de migrants dans sa remorque".