Guinée: la junte accuse des partis politiques de chercher à troubler l'ordre public

Par AFP

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Les militaires au pouvoir en Guinée depuis le 5 septembres ont accusé jeudi des partis et des activistes d'agissements visant à "troubler l'ordre public et la paix sociale" dans ce pays d'Afrique de l'Ouest.

Le Comité national de rassemblement pour le développement (CNRD), a déclaré, dans un communiqué lu à la télévision publique, que but était de "saper la paix et la paix et la quiétude des Guinéens et porter préjudice à la transition apaisée en cours". Sans donner plus de précision sur l'identité des partis et des activistes qu'il accuse, le CNRD met en garde ceux qui refusent de s'inscrire dans la démarche de "dialogue consensuel" et assure qu'il prendra "toutes les dispositions régaliennes pour assurer leur sécurité". Cette mise en garde intervient à la suite de la conférence de presse des responsables du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG, parti du président déchu Alpha Condé). Lors de cette rencontre avec les journalistes, l'ex-président de l'Assemblée nationale et responsable du RPG, Amadou Damaro Camara,a demandé au CNRD de libérer Alpha Condé, 83 ans, placé en résidence surveillée depuis qu'il a été renversé. L'ancien commandant des forces spéciales, le colonel Mamady Doumbouya qui a renversé l'ancien président Condé le 5 septembre et s'est fait investir président de transition, a promis de "refonder" l'Etat guinéen et de combattre la corruption. Il a assuré qu'il n'y aurait pas de "chasse aux sorcières". Dès la prise du pouvoir, la junte avait dissous le gouvernement et les institutions et remplacé ministres, gouverneurs et préfets par des administrateurs et des militaires. Le colonel Doumbouya a nommé le 6 octobre un Premier ministre de transition, Mohamed Béavogui, un ancien sous-secrétaire général des Nations unies. Deux semaines après, la composition de son gouvernement n'a pas été communiquée. Le colonel Doumbouya a promis de rassembler les Guinéens au-delà des appartenances politiques ou ethniques, et de rétablir un régime civil après une période de transition d'une durée indéterminée.