L'Algérie salue la "dynamique ascendante d'apaisement" avec la France

AFRICA RADIO

6 février 2022 à 17h36 par AFP

L'ambassade d'Algérie en France a salué dimanche la "dynamique ascendante d'apaisement" entre Alger et Paris, se félicitant des "condamnations unanimes" dans l'hexagone après la détérioration d'une statue du héros algérien Abdelkader.

"L'Algérie prend acte des condamnations unanimes émanant des autorités françaises (...) témoignant du profond respect dû à la personnalité de l'émir Abdelkader", a indiqué l'ambassade dans un communiqué. "Ces condamnations s'inscrivent indéniablement dans cette dynamique ascendante d'apaisement insufflée par les hautes autorités des deux pays". Une sculpture en hommage à Abdelkader a été vandalisée avant son inauguration samedi à Amboise, dans le centre de la France, un acte largement condamné. Cette oeuvre, installée pour les 60 ans de l'indépendance de l'Algérie, avait été proposée par l'historien Benjamin Stora dans son rapport sur "Les questions mémorielles portant sur la colonisation et la guerre d'Algérie", remis au président français Emmanuel Macron en janvier 2021. "Rappelons-nous ce qui nous unit. La République n'effacera aucune trace ni aucun nom de son histoire. Elle n'oubliera aucune de ses oeuvres. Elle ne déboulonnera pas de statues", a condamné le président Emmanuel Macron. Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a pour sa part évoqué un acte "profondément débile". Dimanche, l'ambassade d'Algérie en France a de nouveau dénoncé "un acte de vandalisme d'une bassesse inqualifiable". Elle a par ailleurs assuré "de la poursuite de la dynamique algéro-française, soutenue par une volonté politique de part et d'autre d'aller de l'avant". Vendredi, le chef de la diplomatie algérienne Ramtane Lamamra avait déjà estimé que les relations bilatérales étaient "dans une phase ascendante". Les deux pays s'emploient depuis plusieurs semaines à renouer leur relation, après une nouvelle crise alimentée par des propos rapportés d'Emmanuel Macron en octobre dernier, reprochant au système "politico-militaire" algérien d'entretenir une "rente mémorielle" autour de la guerre d'indépendance de l'Algérie (1954-1962).