La ministre française des Armées au Niger pour discuter du dispositif français au Sahel

AFRICA RADIO

2 février 2022 à 19h21 par AFP

La ministre française des Armées Florence Parly va discuter avec le président nigérien Mohamed Bazoum de "l'évolution" du dipositif militaire français au Sahel, a annoncé mercredi soir son ministère.

Mme Parly, partie mercredi et jeudi à Niamey, va assuter les autorités nigériennes du "soutien infaillible de la France face au péril djihadiste", a déclaré le ministère des Armées dans un communiqué, sans plus de détails sur son programme. "Les échanges porteront également sur les récentes évolutions politico-sécuritaires au Sahel et en Afrique de l'Ouest et sur les modalités de l'évolution du dispositif de Barkhane", a-t-il ajouté. Florence Parly doit aussi y rencontrer son homologue Alkassoum Indattou. Cette visite fait suite à celle du ministre nigérien des Affaires étrangères Hassoumi Massoudou le 27 janvier à Paris. En pleine escalade des tensions avec la junte au pouvoir à Bamako, la France et ses partenaires européens ont annoncé une "réévalulation" de leur présence militaire au Mali. Paris a réaffirmé par ailleurs sa volonté de poursuivre son engagement dans la lutte antijihadiste au Sahel et d'étendre son soutien aux pays voisins du golfe de Guinée, également menacés par la poussée jihadiste. "La France reste engagée dans la lutte contre les groupes armés terroristes, aux côtés des forces sahéliennes, en étroite coordination avec ses alliés européens et américain qui participent à la force Barkhane et lui apportent un soutien précieux", a souligné le ministère des Armées. La secrétaire d'Etat allemande aux Affaires étrangères Katja Keul doit se rendre de son côté jeudi à Bamako pour y rencontrer des représentants du gouvernement malien. L'armée allemande compte quelque 1.500 soldats au Mali. "Nous sommes en étroite concertation avec nos partenaires internationaux et l'Union européenne, notamment la France, sur la manière dont nous allons poursuivre notre engagement sur le terrain", a souligné mercredi, dans un entretien au quotidien Süddeutsche Zeitung, a cheffe de la diplomatie allemande Annalena Baerbock.