Le président somalien annonce le retour prochain des soldats s'entraînant en Erythrée

AFRICA RADIO

19 décembre 2022 à 21h51 par AFP

Le président somalien Hassan Cheikh Mohamoud a déclaré lundi que des soldats s'entraînant depuis des mois en Erythrée allaient commencer à rentrer au pays dans les prochains jours.

Depuis des mois, la rumeur court en Somalie que ces soldats auraient été envoyés dans la région éthiopienne en guerre du Tigré. "Avant la fin de ce mois de décembre, ils commenceront à rentrer et en janvier ils seront rentrés", a assuré M. Mohamoud lors d'un forum organisé par la diaspora somalienne durant sa visite aux Etats-Unis. "Nous avons tout réglé sur ce sujet et si Dieu le veut, nous n'aurons plus de délai après cela". M. Mohamoud, qui a promis de faire rentrer les soldats durant sa campagne électorale au printemps, leur a rendu visite dans des camps d'entraînement en Erythrée en juillet. Les familles des militaires, sans nouvelles de leurs proches, ont protesté plusieurs fois cette année durant la présidence du prédécesseur de M. Mohamoud, Mohamed Abdullahi Mohamed, dit "Farmajo", réclamant des informations sur leur sort. Le rapporteur spécial des Nations unies chargé des droits humains en Erythrée, Mohamed Abdelsalam Babiker, avait évoqué l'an dernier "des informations selon lesquelles des soldats somaliens ont été déplacés de camps d'entraînement militaires en Erythrée vers la ligne de front au Tigré, où ils accompagnaient des soldats érythréens" soutenant les forces fédérales éthiopiennes face aux rebelles. Fin mai, Farmajo avait affirmé que son gouvernement avait envoyé environ 5.000 soldats s'entraîner en Erythrée. Il avait ajouté que leur entraînement s'était achevé l'an dernier mais qu'il avait décidé de reporter leur retour pour éviter de perturber les élections législatives et présidentielles. Le gouvernement fédéral d'Ethiopie et les rebelles du Tigré ont signé un accord de paix le 2 novembre en Afrique du Sud pour mettre fin au conflit meurtrier qui les opposait depuis deux ans et a créé une grave crise humanitaire dans le nord de l'Ethiopie.