Le président uruguayen célèbre Noël avec les Casques bleus dans l'est de la RDC

Par AFP

AFRICA RADIO

Le président uruguayen, Luis Alberto Lacalle Pou, a choisi de célébrer vendredi le réveillon de Noël avec les 800 Casques bleus de son pays déployés dans l'est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris de source onusienne.

"Le Président uruguayen est arrivé à Goma pour passer la fête de Noël avec des troupes de l'Uruguay qui sont (déployées) ici à Goma, à Béni (Nord-Kivu, est) et une partie à Bukavu", a déclaré à l'AFP Amadou Ba, un responsable du bureau de l'Information publique de la Mission de l'ONU en RDC (Monusco) à Goma. "Demain il se rendra également à Bukavu", chef-lieu de la province voisine du Sud-Kivu, a-t-il ajouté. La visite d'un chef d'État aux Casques bleus déployés en RDC est plutôt rare. Prenant la parole devant ses compatriotes dans leur base de Goma, le président Luis Alberto Lacalle Pou les a remerciés pour la qualité de leur travail dans le processus de stabilisation de la RDC sous la bannière des Nations-unies. L'Uruguay, avec "un peu plus de 800 Casques bleus" déployés essentiellement dans l'est de la RDC, contribue à la mission de maintien de la paix et de protection des civils, exposés depuis plus de 25 ans aux exactions de plus d'une centaine de groupes armés locaux et étrangers. Lundi, le Conseil de sécurité de l'ONU a prolongé d'un an la mission de Casques bleus en RDC, composée de 14.160 militaires et de 2.001 policiers. Le Nord-Kivu et l'Ituri sont depuis début mai sous état de siège, une mesure exceptionnelle qui a donné les pleins pouvoirs aux militaires, mais qui n'a pas permis jusqu'à présent de stopper les exactions des groupes armés. Dans ces deux provinces de la RDC, les armées congolaise et ougandaise mènent depuis le 30 novembre des opérations militaires conjointes contre des positions des rebelles du groupe d'origine ougandaise Forces démocratiques alliées (ADF). Groupe le plus meurtrier en RDC, les ADF sont aussi accusés par Kampala d'être responsables de récents attentats sur son sol revendiqués par l'organisation jihadiste État islamique (EI), qui présente ce groupe comme sa province en Afrique centrale (ISCAP).