Le syndrome des ‘‘congés anticipés’’ et ses violences

Par Moh Sy Savané / Africa Radio Abidjan

Lycée CIV

Ce vendredi 17 décembre au soir, c’est le départ en congés de Noël des élèves de Côte d’Ivoire. Mais le syndrome des "congés anticipés" a occasionné cette année encore des violences dans des écoles du pays. Un jeune élève y a perdu la vie. En fait, depuis plusieurs années, à l’approche de certains congés, des élèves perturbent les cours dans le but d’aller plus tôt en congés. S’en suivent des actes de vandalisme et de violences.

En sortie scolaire, des élèves du lycée moderne des jeunes filles de Yopougon, continuent leur apprentissage à la veille du départ en congés. Sarah est élève en classe de cinquième. Elle déplore le phénomène des congés anticipés.
 
 
Il n’est pas admissible que des élèves engagés dans un cycle dont ils connaissent les dates perturbent les cours, s’offusque Antoine Ohouo Asseypo. Après quarante ans d’enseignement à l’université, ce professeur est à la tête de l’ASCAD (Académie des Sciences des Arts, des Cultures d’Afrique et des Diasporas Africaines.)
 
Fermeté donc, préconise Antoine Ohouo Asseypo, expliquant que la discipline a été trop négligée au profit de l’enseignement alors l’enseignement ne prospère qu’à travers la discipline.
Apparu dans les 90, le syndrome des congés anticipés et son corolaire de violences perdurent en dépit des mesures annoncées. Il a fait trois morts en 2019 et un mort cette année. 
Reportage CIV

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