Les Emirats annoncent l'arrestation du passeur "le plus recherché au monde"

AFRICA RADIO

5 janvier 2023 à 15h21 par AFP

Les Emirats arabes unis ont annoncé jeudi avoir arrêté au Soudan le trafiquant d'êtres humains "le plus recherché au monde" lors d'une opération de police internationale menée avec Interpol.

Objet de deux notices rouges émises par l'organisation policière, Kidane Zekarias Habtemariam est à la tête d'un réseau criminel ayant kidnappé et escroqué des centaines de migrants d'Afrique de l'Est désirant se rendre en Europe, selon un communiqué conjoint du ministère émirati de l'Intérieur et d'Interpol. Arrêté en Ethiopie en 2020, l'homme, de nationalité érythréenne, s'était échappé de prison un an plus tard et avait été condamné par contumace à la prison à vie, d'après la même source. Avec l'aide d'Interpol, les Emirats ont commencé à mener l'enquête sur le réseau criminel de M. Habtemariam et les transactions financières illégales réalisées par son frère, selon le communiqué. Ils ont ainsi réussi à localiser le passeur au Soudan, où il a été arrêté le 1er janvier par des officiers de police locaux, en coopération avec les autorités émiraties, a annoncé lors d'une conférence de presse Saïd Abdoullah Al-Souwaidi, un haut responsable du ministère émirati de l'Intérieur. "Le trafiquant d'êtres humains le plus recherché au monde ne sera plus capable de commettre ses méprisables actions", a assuré M. Souwaïdi, selon un communiqué. "Nous avons mis fin à l'un des plus importants axes de trafic d'êtres humains vers l'Europe, qui touchait des milliers de migrants venus d'Erythrée, de Somalie et du Soudan, via la Libye jusqu'en Europe", a-t-il ajouté. Stephen Kavanagh, directeur des services de police d'Interpol, a confirmé que le passeur était le criminel le "plus recherché" aux Pays-Bas, en Ethiopie mais aussi dans plusieurs autres pays. Les autorités émiraties, éthiopiennes, néerlandaises et soudanaises ont joué "un rôle crucial" dans cette enquête, a-t-il salué dans un communiqué. L'arrestation de M. Habtemariam "est la preuve" de la force du réseau d'Interpol et "de ce qui peut être accompli lorsque des pays travaillent conjointement", a-t-il ajouté.