2 décembre 2010 à 8h58 par La rédaction

Alors que la pression internationale se fait de plus en plus forte pour que les résultats soient annoncés au plus vite, le président de la CEI à déclaré cette nuit sur la Radiodiffusion télévision ivoirienne (RTI) que les membres de la commission continuaient leur travail et qu'il prendrait la parole dans la journée du Jeudi 2 Décembre. La tension est à son comble en Côte d'Ivoire. Tous les délais légaux ont expiré. Les résultats devaient être annoncés dans un premier temps le mardi 31 Novembre à 10H00. Mais au moment où le porte-parole de la CEI allait donner en direct, devant les journalistes de monde entier, les premiers chiffres, ses feuilles lui ont été arrachées par un membre de la commission appartenant au parti présidentiel, Damana Adia Pickass. Les Ivoiriens ont attendu ensuite toute la journée en vain. Selon les proches du président sortant, il n'était pas question d'empêcher la publication des résultats mais de les « consolider ». Dès lors, les tractations entre les membres de la commission ont eu lieu à huis-clos. Hier le débat continuait au sein de la CEI et seuls les diplomates et observateurs étrangers était autorisés à pénétrer dans l'enceinte du siège de la commission. Le délai maximal prévu par la Constitution étant de 72 heures après la fermeture des bureaux de vote, les résultats auraient du être annoncés à 11H (GMT). Mais le délais a été prolongé jusqu'à mercredi minuit (GMT), 1 heure à Paris.Coup de théâtrePeu avant minuit, le président de la CEI Youssouf Bakayoko, qui était resté silencieux jusque là, a pris la parole sur les ondes de la Radiodiffusion télévision ivoirienne (RTI), pour annoncer que les commissaires continuaient à travailler et que les résultats seraient publiés quand un « consensus » serait atteint.Déclaration de Youssouf Bakayoko :L'enjeu est de taille, car hors délais, c'est au conseil constitutionnel de se saisir du dossier. Or celui-ci, présidé par un proche de Laurent Gbagbo, Paul Yao N'Dré, pourrait être favorable aux arguments des proches du président sortant et invalider les votes des régions litigieuses. En effet, Le camp présidentiel réclame l'annulation des « votes frauduleux » dans trois régions du nord du pays : celles des Savanes, de Denguele et du Worodougou.