28 avril 2011 à 5h59 par La rédaction

Mieux que le combat du siècle, la possibilité d'un duel Barack Obama �?? Donald Trump lors de la présidentielle américaine de 2012 en fait frémir plus d'un. Ce qui au début apparaissait comme une bonne blague est en train de prendre une tournure plus sérieuse depuis qu'un sondage à révéler en début de semaine que 19 % des électeurs républicains le soutiendraient en cas de candidature. Cela semble peu, sauf quand on considère que le précédent sondage le plaçait à 10 %. En quelques semaines, les intentions de vote pour le milliardaire ont quasiment doublé.David Pouffle un conseiller du président Obama qui vient d'annoncer qu'il se présentait à sa succession le 4 avril dernier, a qualifié la candidature de Donald Trump de « numéro ». Les républicains eux paraissent plutôt ravis. « J'entends de plus en plus de gens parler de Donald Trump a déclaré Glen McCall, président du Parti républicain dans le comté de York, en Caroline du Sud «Il a rendu les gens enthousiastes »Donald Trump , milliardaire qui a fait fortune dans l'immobilier, n'est pas un novice en politique. En 1996, il s'était présenté aux primaires du parti républicain sans succès car le parti opte finalement pour un autre candidat. Cette fois, il se présenterait en tant qu'indépendant. Pour remporter l'élection, l'homme d'affaires peut compter sur son immense popularité outre atlantique. Il présente un show télé très suivi sur NBC The Apprentice . Mais plus encore, il se dit prêt à investir 600 millions dans sa campagne soit trois fois plus que la somme dépensé par Barack Obama en 2008. Côté programme, M Trump reste encore vague, mais il se propose de redorer l'image d'un pays sur le déclin qu'il dit « vendu à la Chine ». Une ligne très conservatrice, notamment dans la lutte contre l'immigration. En 2010, il a en effet soutenu un projet de loi (adopté depuis) en Arizona qui autorisait la police à contrôler dans la rue toute personne suspecte et à lui demander des preuves sa citoyenneté.Bien qu'il ait prévu de se déclarer ou non officiellement candidat en juin, Donald Trump n'hésite pas à s'en prendre au président en place. Quand il ne doute pas de ses diplômes et sa citoyenneté américaine, il accuse Barack Obama de mener un politique déplorable. A 64 ans, le magnat de l'immobilier est-il un candidat crédible ? A-t-il des chances de remporter l'élection ? Les paris restent ouverts.Selon un sondage Rassmussen, en dépit de sa défaite aux élections de mi mandat fin 2010, Barack Obama est donné vainqueur à 49 % face à Donald Trump qui récolterait 34% des suffrages.Wendy BRACAT