3 août 2011 à 12h07 par La rédaction

Depuis Décembre 2010, des révoltes éclatent dans différents pays du monde Arabe : il se trouve que ces révolutions résultent de causes sociales, économiques mais surtout politiques. Cela a commencé par la Tunisie puis l'Egypte et s'est propagé jusqu'à des pays du Moyen-Orient, dont la Syrie. Les médias occidentaux et les organisations de Droits de l'Homme accusent le gouvernement du président Syrien Bashar el Assad de tirer sur son peuple, "manifestants pacifiques" et sur ses propres forces armées. Ils parlent de « massacres » et Catherine Aston, haut représentant de la politique étrangère de l'Union Européenne, dans un communiqué, exprime son opinion : « il est temps pour le conseil de sécurité de prendre une position claire sur la nécessité de mettre fin à la violence » . Une situation délicate en Syrie Le conseil de L'ONU se serait concerté, mais sans résultat probant.Bien des membres du Parti Baas ont une autre vision des choses : ils considèrent que ces manifestations comme un mouvement révolutionnaire mais comme un mouvement de sédition (soulèvement concerté , préparé depuis un moment contre l'autorité établie). Ce mouvement de sédition serait armé, soutenu par les médias afin de manipuler l'opinion tant interne qu'externe, en propageant des mensonges. Les manifestants en question seraient des personnes parrainées sinon, commanditées par des gouvernements arabes. Des armes seraient introduites en Syrie et les dirigeants occidentaux proféreraient des menaces non justifiées, tendant à discréditer et déstabiliser le régime. De plus, une certaine opinion relève le fait que c'est le président français Nicolas Sarkozy, qui aurait décidé de renverser le pouvoir syrien en place pour évincer le « dictateur » alors que ce serait ces mêmes dictateurs qui ont été soutenus durant des années par l'Occident . Et la confusion s'installe ! Coté syrien, une stratégie se mettrait en place pour éviter une intervention de l'Occident , quel qu'elle soit : d'abord, Bashar el Assad, compte sur le veto de la Russie (qui détient deux grandes bases militaires) et l'appuie de la Chine (anti impérialiste) qui font partie des membres permanents du Conseil de Sécurité de l'ONU. Puis, ils mettent la pression sur l'Inde, membre invité du Conseil de Sécurité de l'ONU, pour éviter la condamnation concernant la répression de l'opposition et demande a New Delhi de ne pas donner crédit à la propagande occidentale. Mais au moindre refus, le plan de résistance de la Syrie est dangereux et impénétrable : en effet, les soutiens de la Syrie se limitent aux Emirats Arabes Unis, au Koweït ,à l'Egypte et a l'Irak ( ils pourraient tout simplement mobiliser leurs alliés tout le long de la frontière irakienne , ce qui perturberait les Américains) et au Hezbollah libanais, qui pourrait s'en prendre à Israël .Cette situation est plus que délicate, c'est comme « une poudrière » ; la moindre menace d'intervention « l'enflammerait » et une guerre moderne serait en voie de préparation. Ce qui serait fatale. Chloe MBikina