Par La rédaction

Cinq organisations non gouvernementales se disent inquiètes concernant la situation d'abandon humanitaire et sanitaire en Centrafrique. Elles dénoncent l'insuffisance de la présence des Nations Unies sur le terrain et le manque de financement par la grande majorité des bailleurs de fonds.Alors que la Centrafrique est plongé dans le chaos avec une politique instable depuis la prise de Bangui par les rebelles, le 24 Mars 2013, le pays vit actuellement un contexte d'urgence humanitaire et médicale. Bien qu'elle soit confrontée depuis des décennies à un certain chaos politico-militaire, la République Centrafricaine vit aujourd'hui une situation encore plus complexe. Cela s'ajoute à contexte humanitaire déjà très fragile avec la deuxième espérance de vie la plus faible du monde (48 ans) et un taux de mortalité très élevée.L'absence des agences des Nations Unies est dénoncée par cinq ONG françaises : [Médecins Sans Frontières (MSF)->http://www.msf.fr/], [Actions Contre la Faim (ACF)->http://www.actioncontrelafaim.org/], [Médecins du Monde (MDM)->http://www.medecinsdumonde.org/gb], [Aide Médicale Internationale (PU-AMI)->http://www.pu-ami.org/] et Solidarités International (S.I). Presque trois mois après le coup d'Etat, la situation sanitaire et humanitaire s'est détériorée. Ces cinq ONG présentes sur le sol centrafricain essaient d'�?uvrer afin d'améliorer la situation douloureuse que vit le pays, en critiquant l'indifférence des Nations Unies sur le territoire. Elles notent également le manque de financement par la majorité des bailleurs de fonds.Selon le responsable des programmes d'ACF, Alain Coutand, « les Nations Unies doivent soutenir les ONG, afin d'améliorer entre autre le centre nutritionnel ». Cette crise s'est, en effet, manifestée par le risque de dégradation de la sécurité nutritionnel et alimentaire. Le nombre d'enfants en état de malnutrition a doublé en mai 2013 par rapport à la même période l'an dernier. « Les dossiers médicaux ont été détruits et nous faisons face à de gros problèmes de paludisme, de rougeole, et de manque de vaccins pour la pneumonie. Pour régler ces problèmes il y a encore du chemin à parcourir », affirme le docteur André Munger, responsable des programmes MSF.Les ONG lancent donc un appel pour aider la Centrafrique et demande que d'autres organisations puissent venir renforcer les activités de secours et couvrir l'ensemble des besoins.Moctar Bah