Accrochage entre rebelles ougandais et armée congolaise: 7 morts

Par La rédaction

Kinshasa (AFP)

L'armée congolaise a annoncé lundi la mort de six rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF) et d'un militaire congolais lors d'un accrochage dans la région de Beni, dans l'est de la République démocratique du Congo, théâtre de massacres récurrents.

Le lieutenant Mak Hazukay, porte-parole de l'opération Sukola 1, chargée de combattre le groupe armé, a alourdi le bilan de "cinq ADF" tués donné un peu plus tôt, et a déclaré à l'AFP que l'armée a enregistré également "deux blessés graves", dans ses rangs.

L'affrontement a eu lieu dans la localité de Kokola dans l'extrême nord de la province troublée du Nord-Kivu.

Rebelles musulmans installés dans l'est de la RDC depuis 1995, les ADF sont opposés au président ougandais Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986 et réélu en février.

La Mission de l'ONU en RDC (Monusco) et le gouvernement congolais les tiennent pour responsables d'une série de massacres ayant coûté la vie à plus de 600 civils dans la région de Beni depuis octobre 2014.

Cette appréciation est remise en cause par un récent rapport du Groupe d'étude sur le Congo (GEC) de l'Université de New York (NYU), selon lequel les ADF portent effectivement une part très importante de responsabilité dans ces tueries, mais au côté d'autres éléments armés, parmi lesquels des soldats de l'armée régulière.

Le Nord-Kivu est déchiré depuis plus de vingt ans par des conflits armés alimentés par des différends ethniques et fonciers, la concurrence pour le contrôle des ressources minières et des rivalités entre puissances régionales.