Afrique du Sud: la ville du Cap estime n'avoir rien à se reprocher après l'attaque d'un requin

Par La rédaction

LE CAP (Afrique du Sud) (AFP) - (AFP)

La ville du Cap, qui craint la mauvaise publicité touristique à l'approche des vacances de l'été austral, estime n'avoir rien à se reprocher, selon un rapport détaillé de l'accident dans lequel un baigneur imprudent a été attaqué par un grand requin blanc la veille.

Dans ce rapport, la municipalité conclut que "le seul défaut qui a pu être noté dans le plan de sécurité anti-requins est la panne générale d'électricité de la compagnie Eskom qui a empêché que l'alarme ne sonne une deuxième fois quand la victime est entrée dans l'eau".

Avec un luxe de précisions, le rapport décrit comment Michael Cohen, un Britannique de 43 ans, est entré dans l'eau vers 12h25 locales (10h25 GMT) malgré le drapeau d'avertissement, un requin noir sur fond blanc, flottant au dessus de la plage de Fish Hoek.Quelqu'un a alors couru à sa rencontre, en vain.

Le rapport livre la position du baigneur dans l'eau lors de l'attaque, le nom des deux baigneurs Douglas Drysdale, 61 ans, et Hugh Till, 66 ans, qui lui ont porté secours et méritent d'être "salués pour leur courage", souligne la ville.

La victime a perdu la jambe droite et souffre d'une sévère lésion au pied gauche.L'homme a perdu 7 litres de sang et été hospitalisé dans un état critique mais les médecins ont jugé son état "stable" jeudi, selon l'agence Sapa.

En six ans, il y a eu trois attaques sur cette plage, dont deux mortelles en 2006 et 2010 mais, insiste la municipalité, à chaque fois, les avertissements ont été ignorés.

Pour protéger les nombreuses plages de la péninsule, la ville du Cap a mis en place un réseau d'observateurs, qui surveillent les eaux à la jumelle depuis des perchoirs en altitude.

Mais les baigneurs ont du mal à respecter les mises en garde et dans la matinée de mercredi, plusieurs se sont même montrés insultants quand on leur a demandé de quitté la plage, selon la municipalité.