Afrique du Sud: retour au travail dans certaines mines d'AngloGold Ashanti

Par La rédaction

JOHANNESBURG (AFP) - (AFP)

Le travail a repris dans deux mines d'or d'AngloGold Ashanti, et la situation est "encourageante" dans une troisième, a indiqué mardi un porte-parole du groupe sud-africain, qui a menacé les grévistes de licenciement s'ils ne mettent pas fin à leur grève sauvage d'ici mercredi.

"A Kopanang et Great Moligwa, ils (les mineurs) sont revenus au travail, et ces mines fonctionnent à nouveau", a indiqué à l'AFP le porte-parole, Steward Bayley, précisant qu'"environ 90%" du personnel est de retour au travail.

"A Moab Khosong, qui est le troisième site du Vaal (centre, ndlr), nous commençons à voir des choses positives", et la situation semble "encourageante".

"Les trois autres mines, à Carletonville (au sud-ouest de Johannesburg, ndlr), restent en grève", a-t-il dit.

Les six sites sud-africains d'AngloGold Ashanti, qui emploie 35.000 personnes, étaient paralysés depuis que 24.000 mineurs s'y sont mis en grève entre le 20 et le 25 septembre.

Au total, "16.500 restent en grève", selon le dernier décompte connu (lundi soir), a précisé le porte parole.

Le numéro trois mondial de l'or a menacé de licenciement tous ses employés qui ne se rendraient pas au travail d'ici mercredi midi (10H00 GMT).

Un porte-parole du groupe Gold Fields a parallèlement indiqué que les 8.500 grévistes de la mine KDC East, à Carletonville, n'étaient pas retournés au travail mardi matin.Ils ont jusqu'à 16H00 (14H00 GMT) pour le faire, faute de quoi ils seront licenciés.

"Jusqu'à présent, les mineurs ne sont pas retournés au travail à la mine.Mais nous avons jusqu'à 16H00 cet après midi", a déclaré le porte-parole Sven Lusche à l'AFP.

Sur le site voisin de KDC West, la direction avait annoncé jeudi que 90% du personnel était retourné au travail, suite à un ultimatum similaire.

Gold Fields avait annoncé le licenciement de 1.500 personnes qui n'étaient pas allés pointer.Parmi eux "plusieurs centaines" ont fait appel de cette décision.

Dans les deux cas, les mineurs qui sont retournés au travail ou y retourneront bénéficient des primes et avantages proposés la Chambre des mines pour tenter de mettre fin au conflit qui s'était étendu à la plupart des mines d'or d'Afrique du Sud.