Al-Jazira diffuse une image des otages enlevés au Niger

30 septembre 2010 à 13h54 par La rédaction

DUBAI (AFP)

 La chaîne Al-Jazira a diffusé jeudi une image fixe des sept otages, dont cinq Français, enlevés au Niger il y a deux semaines par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

La photographie "a été authentifiée" et "constitue un signe encourageant dans la mesure où elle montre tous les otages en vie", a déclaré le ministère français des Affaires étrangères.

"Cette photographie a été authentifiée.Même si nous ne savons pas à quelle date elle a été réalisée, elle constitue un signe encourageant dans la mesure où elle montre tous les otages en vie", a affirmé dans un communiqué le porte-parole du ministère, Bernard Valero.

"Les services de l'Etat restent pleinement mobilisés et mettent tout en oeuvre afin d'obtenir leur libération.Nous sommes en liaison constante avec leurs familles", a-t-il ajouté.

L'image est accompagnée, selon Al-Jazira, d'un enregistrement sonore où plusieurs personnes répondent à tour de rôle à des questions posées en français par un inconnu.La chaîne n'a toutefois pas encore diffusé cet enregistrement.

Sur cette image, on peut voir sept personnes assises à même le sol, sur un terrain sablonneux, et des hommes en armes se tenant derrière elles.

L'une des personnes a le visage flouté, ce qui indique qu'il pourrait s'agir de la seule femme du groupe, les jihadistes ayant l'habitude de ne pas montrer les traits des femmes dans leurs vidéos ou documents filmés.

Au moins quatre otages, présentés comme des Français, sont notamment interrogés sur leur état civil et les circonstances de leur enlèvement, a indiqué à l'AFP une source de la rédaction d'Al-Jazira.

Al-Jazira n'a pas précisé pas à quelle date la photo avait été prise.

Cette image constitue la première preuve donnée par les ravisseurs que les otages sont en vie.

Sept personnes, dont un cadre d'Areva et son épouse, tous deux de nationalité française, et cinq employés de Satom (trois Français, un Malgache et un Togolais) ont été enlevées à leur domicile à Arlit (Niger) dans la nuit du 15 au 16 septembre.

Leur enlèvement a été revendiqué par Aqmi.

Selon une source malienne, les otages sont "détenus entre les déserts malien et algérien", dans la zone du Timétrine, une région de collines désertiques dans le nord-est du Mali, à une centaine de kilomètres de la frontière algérienne.