Algérie: conseil interministériel pour parachever la baisse des prix

Par La rédaction

ALGER (AFP)

Un deuxième conseil interministériel était prévu jeudi en Algérie pour parachever le dispositif de régulation des prix et la définition de la marge bénéficiaire des produits de grande consommation, a annoncé le ministre du Commerce Mustapha Benbada.

La réunion devait "examiner des décrets exécutifs prévus par les lois relatives à la concurrence et aux pratiques commerciales", notamment dans "leur aspect relatif à la définition des marges bénéficiaires des produits de large consommation et d'autres produits qui seront concernés par ces mesures", a-t-il indiqué, cité par l'APS.

M. Benbada a souligné la détermination des autorités "à organiser le marché, même si une telle démarche nécessite du temps".

Un premier Conseil interministériel tenu dans l'urgence samedi avait planché sur la flambée des prix de certains produits de base depuis le 1er janvier, flambée à l'origine d'émeutes violentes la semaine dernière qui ont fait cinq morts et 800 blessés.

Plusieurs mesures avaient été prises parmi lesquelles une suspension et une exonération des droits de douanes, de taxes et d'impôts valable jusqu'à fin août.

Le ministre du Commerce a précisé que le prix d'un bidon de 5 litres d'huile était passé de 765 dinars la semaine dernière à 620 dinars, mercredi.

Le sucre dont le prix avait atteint au détail 125 dinars est passé à 99 dinars, selon le ministre qui s'attend à une stabilisation des prix en janvier.

Le ministère reproche désormais au groupe agro-industriel Cevital d'Issad Rebrab d'avoir trop baissé les prix de ces produits, après une flambée qui a été .

Cevital s'est exécuté de façon à permettre aux distributeurs de réaliser leur marge et de céder au consommateur le sucre à un prix inférieur à 90 dinars, s'est expliqué son président.

Mais les contrôleurs du ministère, a rapporté l'APS, ont constaté que ses prix n'étaient pas conformes "aux termes de l'accord" fixant à 90 dinars (0,90 euro) le prix plafond du sucre et 600 dinars (6 euros) celui du bidon d'huile de cinq litres.

"Ce sont les mêmes personnes qui reprochaient hier à cet industriel d'avoir augmenté les prix qui l'accusent aujourd'hui de les avoir trop baissés", a commenté le quotidien El Watan.

Par ailleurs, un responsable du ministère du Commerce a indiqué à l'APS que selon ses estimations, le chiffre d'affaire des ventes sans factures a atteint en 2009 quelque 60 milliards de dinars (600 millions d'euros environ).Il s'attend pour 2010 à un chiffre voisin.