Algérie: incidents à Alger entre manifestants et policiers

Par La rédaction

ALGER (AFP) - (AFP)

Des incidents ont opposé samedi dans deux quartiers d'Alger les forces de l'ordre à des manifestants qui réclamaient de meilleurs logements, ont indiqué des d'habitants.

Des habitants de la cité Diar Echems du quartier El Madania, sur les hauteurs d'Alger, ont affronté les forces de l'ordre avec des pierres et bloqué pendant plusieurs heures la circulation automobile, selon ces sources.

Deux habitants et un policier on été blessés au cours de ces incidents.

Les habitants de ce quartier réclamaient leur relogement dans le quartier de Beni Messsous (banlieue ouest) alors que les autorités ont prévu de les installer à Draria (banlieue sud-ouest).

Les manifestants se sont dispersés en fin d'après-midi après l'intervention du wali délégué (sous-préfet) de la circonscription de Sidi M'hamed dont dépend la municipalité d'El Madania.

Ce responsable s'est engagé "à trouver une solution à ce problème", ont déclaré des habitants à un journaliste de l'AFP.

Des incident similaires ont éclaté à Oued Koriche, près du centre d'Alger, où des manifestants ont bloqué un axe routier très fréquenté.

La publication des listes des bénéficiaires de logements sociaux que l'Etat octroie à ceux qui perçoivent moins de 24.000 dinars (240 euros) par mois donne souvent lieu à des mouvements de protestation qui dégénèrent parfois en émeutes.

La Rapporteuse spéciale des Nations unies sur le logement Raquel Rolnik, avait exhorté le gouvernement algérien à plus de transparence dans l'attribution des logements et à la participation de la société civile dans la définition des critères d'octroi des logements sociaux, à l'issue d'une visite de 10 jours en juillet..

L'Algérie prévoit de construire 500.000 logements supplémentaires d'ici à 2014, qui viendront s'ajouter aux deux millions prévus dans le programme quinquennal arrêté en 2010.

Actuellement, quelque 553.000 familles sont installées dans des habitations précaires, dont 50.000 vivent dans des bidonvilles autour de la capitale.

Plusieurs mal-logés se sont immolés par le feu ou ont tenté ou menacé de le faire depuis janvier après des émeutes contre la cherté de la vie qui ont fait cinq morts et plus de 800 blessés.