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Algérie: levée du blocage de certains médias en ligne

03 décembre 2020 à 20h16 Par AFP
Certains sites d'information en ligne bloqués mercredi en Algérie sont à nouveau accessibles jeudi soir, à l'exception de Casbah Tribune, fondé par le journaliste emprisonné Khaled Drareni, a constaté l'AFP. Au moins trois médias électroniques généralistes avaient été bloqués en moins de 24 heures mercredi, sans aucune explication, par les autorités algériennes: Casbah Tribune, Tariq News et Twala.info, selon Reporters sans frontières (RSF). Ces deux derniers ont été débloqués jeudi, a pu vérifier l'AFP à Alger. En revanche, Casbah Tribune, un site d'actualités nationales fondé en 2017 par Khaled Drareni, condamné en septembre à deux ans de prison ferme, restait inaccessible en Algérie.De nombreux sites d'information ont été censurés à volonté par les autorités en 2020, à l'instar de Radio M, Maghreb Emergent, Interlignes, L'Avant-Garde et TSA (Tout sur l'Algérie).Maghreb Emergent et Radio M étaient à nouveau débloqués jeudi.Dans un communiqué, RSF a dénoncé jeudi les "dernières entraves à la liberté de la presse" en Algérie et exhorté les autorités à "respecter leurs engagements internationaux"."La répression des voix critiques ne cesse de s'intensifier, en ligne comme hors ligne. Nous appelons les autorités algériennes à respecter la Constitution et ses engagements internationaux, au risque de voir le pays se vider de ses journalistes", a déclaré Souhaieb Khayati, directeur du bureau Afrique du Nord de RSF.Interrogé jeudi, le Quai d'Orsay a réitéré la position "constante" de la France qui "défend la liberté de la presse partout dans le monde. La liberté d'informer est un droit fondamental, qui doit être protégé".L'Algérie figure à la 146e place (sur 180) du classement mondial de la liberté de la presse 2020 établi par RSF, un recul de cinq places par rapport à 2019 et de 27 places par rapport à 2015.Dans une déclaration à l'agence de presse officielle APS lundi, le ministre algérien de la Communication, Ammar Belhimer, ancien journaliste, a estimé que RSF "n'a rien d'une ONG" mais est un "élément actif de la chaîne d'expression du soft power français à travers le monde".