Angola: le parti au pouvoir dénonce des violences de l'opposition

9 août 2012 à 19h50 par La rédaction


LUANDA (AFP) - (AFP)

Le parti au pouvoir en Angola, le Mouvement populaire pour la libération de l'Angola (MPLA), a accusé jeudi les partis de l'opposition de manipulations et de violences pendant la campagne électorale en vue des élections générales du 31 août.

"Ces actions et comportements, qui constituent une violation flagrante du code électoral, conduisent le MPLA à déposer des plaintes auprès de la commission nationale électorale et de la justice", a affirmé Rui Luis Falcao Pinto de Andrade, le secrétaire du bureau politique du MPLA pour l'information.

Le MPLA a également indiqué avoir connaissance de projets de manifestations pour les 12 et 28 août prochains, indiquant qu'il laissait les autorités compétentes se charger du maintien de l'ordre public.

Ces plaintes visent notamment le parti d'opposition historique, l'Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola (Unita), et le tout nouveau parti Casa (Coalition ample de sauvetage de l'Angola), les deux principaux concurrents du MPLA lors du prochain scrutin.

Ces derniers ont chacun proposé un débat public pendant la campagne entre leurs chefs et celui du MPLA, le président José Eduardo dos Santos.

A ce sujet, le MPLA a répondu par une fin de non-recevoir, estimant que les débats n'ont pas besoin de se limiter aux chefs de partis, et assurant que nombre de ses cadres sont capables de s'exprimer.

Cette réponse du MPLA intervient après que l'Unita ait considéré en début de semaine que les propos tenus par le ministre des Anciens combattants et membre du MPLA, Kundi Paihama, lors d'un meeting, incitaient à la violence et violaient la loi électorale.

Les élections générales du 31 août prochain seront les troisièmes seulement depuis l'indépendance de l'Angola en 1975.Lors du dernier scrutin, en 2008, le MPLA a remporté plus de 80% des suffrages contre 10% pour l'Unita.

Selon la nouvelle Constitution, adoptée en 2010, le chef du parti vainqueur des élections législatives deviendra président de la République.José Eduardo dos Santos, au pouvoir depuis bientôt 33 ans, est le grand favori du scrutin.

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