Arrestation en Grèce d'un ex-dirigeant présumé de l'EI de nationalité marocaine

29 juillet 2021 à 16h54 par AFP

AFRICA RADIO

Les services de sécurité grecs ont arrêté un ex-dirigeant présumé de l'organisation Etat islamique (EI) de nationalité marocaine, selon des sources concordantes à Athènes et Rabat.


"Un Marocain âgé de 28 ans a été arrêté lors d'une opération secrète dans la ville de Salonique pour liens avec le groupe EI" en Syrie, ont indiqué jeudi à l'AFP des sources au sein de la police grecque.Le suspect faisait l'objet d'un mandat d'arrêt international émis par le Maroc depuis 2017.Selon l'agence de presse marocaine MAP qui cite une source des services de sécurité, l'arrestation a eu lieu mardi "sur la base de renseignements précis fournis par les services de sécurité marocains", ajoutant que le suspect était recherché "pour son implication présumée dans la préparation de projets terroristes d'envergure (...) au Maroc".Le suspect, identifié comme "Abou Mohamed Al Fateh", a rejoint l'EI en 2014 en Syrie où il a occupé "des postes de responsabilité", selon la même source.Il "était apparu dans une vidéo montrant une opération ayant ciblé un combattant syrien à l'aide d'une arme de guerre, en flagrant délit de mutilation de son cadavre".Le suspect "a pu s'évader (de Syrie) en utilisant de faux documents et une fausse identité", poursuit l'agence MAP sans préciser la date de son arrivée en Grèce.Selon les sources policières, le suspect, qui "a dit avoir franchi la frontière la semaine dernière (...) sera maintenu en détention dans le secret le plus total" jusqu'à ce qu'une décision soit prise sur son extradition vers le Maroc.Les services de renseignements du Maroc ont annoncé début juillet l'arrestation en Italie d'un autre ressortissant marocain qui aurait occupé un poste "dirigeant" au sein de l'EI et Irak et en Syrie.Quelque 1.600 Marocains auraient rejoint les rangs jihadistes en Syrie, en Irak et en Libye, selon des chiffres officiels du Maroc.Parmi eux, 270 sont retournés au Maroc, dont 137 ont été déférés à la justice, et 745 ont été tués.Le Maroc a adopté en 2015 une nouvelle loi qui punit de peines de 10 à 15 ans de prison les jihadistes revenant de zones de conflit.

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