Arrivée à Paris du président ivoirien Ouattara pour une visite d'Etat

Par La rédaction

PARIS (AFP) - (AFP)

Le président ivoirien Alassane Ouattara est arrivé mercredi à Paris pour une visite d'Etat de trois jours en France, où il va remercier Nicolas Sarkozy pour son soutien militaire lors de la crise post-électorale meurtrière de 2010-2011 et signer un nouvel accord de défense.

Alassane Ouattara, 70 ans, est arrivé vers 1430 GMT à l'aéroport parisien d'Orly, où il a été accueilli par le ministre de la Défense Gérard Longuet, a constaté l'AFP.

Le chef d'Etat ivoirien doit s'entretenir jeudi à l'Elysée avec le président Nicolas Sarkozy, avant un dîner d'Etat.Une rencontre est prévue vendredi avec des chefs d'entreprises français et ivoiriens.M. Ouattara quittera Paris samedi pour Addis Abeba et le sommet annuel de l'Union Africaine.

"Je viens d'abord remercier le président Sarkozy et son gouvernement pour l'intervention menée en avril sous mandat des Nations Unies.Sans elle, il y aurait eu en Côte d'Ivoire, un génocide pire qu'au Rwanda.Abidjan, c'est 6 millions d'habitants.Tel que c'était parti, on aurait pu avoir un million de personnes assassinées", a déclaré Alassane Ouattara dans un entretien au quotidien Le Monde daté de jeudi.

La France, qui voit dans la Côte d'Ivoire un exemple de démocratisation, reçoit avec faste son président, tout en mettant en garde contre les violences menaçant la réconciliation, moins d'un an après une crise post-électorale meurtrière.

Le temps fort de la visite du chef d'Etat ivoirien sera la signature jeudi d'un "accord de défense et de sécurité" rénové.

Ex-puissance coloniale, la France a été l'un des principaux alliés d'Alassane Ouattara lors de la crise de décembre 2010-avril 2011, qui avait fait 3.000 morts après le refus de Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite au scrutin présidentiel de novembre 2010.

M. Ouattara a accédé au pouvoir après deux semaines de guerre grâce aux ex-rebelles nordistes et aux bombardements décisifs de la France et de l'ONU.M. Sarkozy avait été le seul chef d'Etat occidental à assister à son investiture en mai 2011.