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Attaque dans l'est du Burkina : trois morts dont un soldat

23 mai 2020 à 17h08 Par AFP
Trois personnes dont un soldat burkinabè ont été tuées vendredi au cours d'une attaque contre une patrouille militaire dans l'est du Burkina Faso, a-t-on appris samedi de sources sécuritaires. "Une unité de patrouille des forces de défense et de sécurité a été la cible d'une attaque perpétrée par des terroristes sur l'axe Manni-Coala dans la Gnagna", une province située dans l'est du Burkina Faso, a indiqué à l'AFP une source sécuritaire. "Un soldat a perdu la vie au cours de cette embuscade qui a également coûté la vie à deux volontaires" de défense de la patrie qui "fournissaient des renseignements au détachement militaire de la région", a précisé la même source. Une autre source sécuritaire de haut rang a confirmé cette attaque, affirmant que "deux assaillants ont été abattus lors de la vigoureuse riposte donnée par les éléments de l'équipe" militaire.Mercredi, deux gendarmes burkinabè ont été tués et 47 "terroristes" abattus au cours d'une opération antijihadiste menée à Waribéré, à une quarantaine de kms de Barani, dans le nord-ouest du Burkina Faso, selon l'état-major des armées. Lundi, sept personnes dont deux soldats burkinabè ont perdu la vie lors d'une attaque contre un détachement militaire dans le nord du pays, revendiquée par le Groupe de soutien à l'Islam et aux musulmans (GSIM), principale alliance jihadiste du Sahel affiliée à Al Qaïda.Selon une source sécuritaire, les cinq civils tués étaient également des volontaires pour la défense, des habitants recrutés pour aider les forces de l'ordre.Les armées ivoirienne et burkinabè ont par ailleurs indiqué samedi mener depuis plusieurs jours une opération conjointe dans le nord de la Côte d'Ivoire pour débusquer des jihadistes qui y avaient trouvé refuge.Le Burkina Faso est en proie à de fréquentes attaques jihadistes, souvent entremêlées à des conflits intercommunautaires, qui ont fait près de 900 morts depuis 2015, et contraint 840.000 personnes à fuir leurs foyers.Ces violences touchent le centre du Sahel, et se sont soldées par 4.000 morts au Mali, au Niger et au Burkina Faso en 2019, selon l'ONU.