Attaques au Burkina: 15 militaires, 11 civils et 4 supplétifs de l'armée tués dans le nord

5 août 2021 à 17h23 par AFP

AFRICA RADIO

Trente personnes - 15 militaires, 11 civils et 4 supplétifs de l'armée - ont été tuées mercredi dans des attaques de villages du nord du Burkina Faso par des jihadistes présumés, a annoncé jeudi le ministère burkinabè de la Défense.


Mercredi midi, "les populations des villages de Dambam, Guevara et Tokabangou", situés à une dizaine de kilomètres de Markoye dans la province de l'Oudala proche de la frontière du Niger, "ont été la cible d'une attaque de groupes armés terroristes ayant entraîné la mort de 11 civils, du bétail emporté et des concessions (propriétés) incendiées", indique un communiqué du ministère."Alertée, une unité du détachement militaire de Markoye", qui comprenait également de Volontaires pour la défense de la patrie (VDP, supplétifs civils), "a été immédiatement déployée pour sécuriser lesdites populations. Au cours des opérations, l'unité a été prise à partie dans les environs du village de Tokabangou", selon le ministère."Le bilan de cette attaque est de 15 militaires et quatre VDP décédés, un militaire blessé et plus d'une dizaine de terroristes neutralisés", affirme le communiqué.Selon le ministère de la Défense, "la zone est actuellement sous contrôle des unités militaires et la contre-offensive pour retrouver les assaillants se poursuit avec des moyens aériens et terrestres".Le Burkina Faso fait face depuis 2015 à des attaques jihadistes régulières et meurtrières, en particulier dans les régions du nord et de l'est proches du Mali et du Niger, également confrontés aux actions meurtrières des jihadistes armés.Ces attaques, souvent couplées à des embuscades et attribuées aux groupes jihadistes affiliés au groupe Etat islamique (EI) et à Al-Qaïda, ont fait plus de 1.500 morts et contraint plus de 1,3 million de personnes à fuir leurs foyers.Fin juillet, un soldat burkinabè et "plusieurs dizaines" de jihadistes avaient été tués lors d'une opération de l'armée visant à sécuriser la zone de Madjoari, dans l'est du Burkina Faso, selon l'état-major de l'armée burkinabè. Au moins dix personnes, dont sept VDP, avaient également été tuées mi-juillet lors d'une attaque dans le nord du Burkina Faso.