"Aucune réduction du nombre de combattants étrangers" en Libye (rapport ONU)

Par AFP

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La Libye n'a connu "aucune réduction du nombre de combattants étrangers ou de leurs activités dans le centre" du pays, indique le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, dans un rapport remis cette semaine au Conseil de sécurité.

"Alors que l'accord de cessez-le-feu est toujours en vigueur, la Manul (mission de l'ONU en Libye) a reçu des informations faisant état de la mise en place de fortifications et de positions défensives le long de l'axe Syrte-Joufra dans le centre de la Libye, ainsi que de la présence continue d'éléments et de moyens étrangers", ajoute ce document obtenu vendredi par l'AFP."Malgré les engagements pris par les parties, les activités de fret aérien se seraient poursuivies avec des vols vers diverses bases aériennes militaires dans les régions de l'ouest et de l'est de la Libye", précise Antonio Guterres.Selon des diplomates à l'ONU, le nombre de militaires et mercenaires étrangers en Libye est estimé à "plus de 20.000, dont 13.000 Syriens et 11.000 Soudanais", ainsi que plusieurs centaines de Turcs et de Russes."Je demande de nouveau aux Etats membres et aux acteurs nationaux libyens de mettre un terme aux violations de l'embargo sur les armes et de faciliter le retrait des combattants étrangers et des mercenaires du pays", affirme le chef de l'ONU dans son rapport."Ce sont des éléments essentiels pour une paix et une stabilité durables en Libye et dans la région", plaide-t-il, en estimant que des "progrès doivent être faits sur les plans politique, sécuritaire et économique, pour permettre la tenue d'élections nationales le 24 décembre 2021".Après une embellie au début de l'année avec l'avènement d'un nouveau gouvernement d'union, l'incertitude est revenue en Libye. Plusieurs experts ont récemment mis en garde contre des turbulences récentes qui pourraient faire dérailler la réunification politique, hypothéquer le processus électoral, et même conduire à un nouveau conflit.