BAD: ouverture de l'assemblée annuelle qui doit réélire le président Adesina

Par AFP

AFRICA RADIO

L'assemblée générale annuelle de la Banque africaine de développement (BAD) s'est ouverte mercredi avec comme principal point au programme des deux journées la réélection de son président, le Nigérian Akinwumi Adesina, affaibli par des accusations de mauvaise gestion mais unique candidat à sa succession.

"Ces assemblées annuelles sont pour moi l'occasion de vous offrir à nouveau mes services et de briguer un second mandat à la présidence de la BAD" a déclaré, à l'ouverture des travaux, M. Adesina, élu en 2015.Fin juillet, Akinwumi Adesina, 60 ans, ancien ministre de l'Agriculture du Nigeria, avait été disculpé d'accusations de mauvaise gestion par un comité d'experts, à l'issue d'un feuilleton médiatico-financier qui a duré trois mois et déstabilisé l'institution.Si cette décision devrait permettre une réélection sans problème selon les observateurs, les accusations et le feuilleton ont cependant terni l'image du flamboyant président qui avait assuré avec brio une augmentation de capital géante de 115 milliards de dollars en octobre 2019.En interne, la gestion du personnel menée par M. Adesina a causé des remous depuis cinq ans, entrainant le départ de nombreux cadres."Au cours de ces cinq années passées au service de l'Afrique: 18 millions de personnes supplémentaires ont désormais accès à l'électricité. 141 millions de personnes ont bénéficié de technologies agricoles plus avancées favorisant la sécurité alimentaire. 15 millions de personnes ont eu accès à un financement. 101 millions de personnes ont désormais accès à des transports améliorés. Et 30 millions de personnes ont reçu un accès à l'eau et à l'assainissement", a assuré M. Adesina, faisant le bilan de son premier mandat.Il est revenu sur la pandémie de nouveau coronavirus, alors que la BAD a mis en place en avril un fonds de 10 milliards de dollars pour aider les pays africains à faire face."A cause de la pandémie, l'Afrique a perdu plus d'une décennie des gains réalisés en matière de croissance économique. La reprise sera longue et difficile pour l'Afrique", a-t-il prévenu."L'Afrique a besoin d'une BAD forte et stable pour la soutenir tout au long de cette pandémie et pour permettre à ses économies de rebondir afin d'offrir à ses populations une vie et des moyens de subsistance meilleurs et plus sains", a-t-il estimé.La BAD, une des cinq principales banques multilatérales de développement au monde, a été créée en 1964. Elle compte 80 pays actionnaires (54 pays africains et 26 non africains, d'Europe, d'Amérique et d'Asie). Elle est la seule institution africaine cotée triple A par les agences de notation financière.