Ban Ki-moon appelle Soudan et Soudan du Sud à mettre fin aux affrontements

Par La rédaction

WASHINGTON (AFP) - (AFP)

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a appelé lundi le Soudan et le Soudan du Sud à mettre fin aux affrontements frontaliers qui font craindre l'éclatement d'une guerre entre les deux pays.

"Le secrétaire général est très inquiet des affrontements militaires dans la région frontalière (entre les deux pays) et appellent les gouvernements du Soudan et du Soudan du Sud à respecter et mettre en oeuvre les accords qu'ils ont déjà signé sur la sécurité, la surveillance de la frontière et Abyei", une région disputée, a déclaré le porte-parole de l'ONU Martin Nesirky.

Les deux parties doivent "utiliser tous les mécanismes politiques et de sécurité existants pour résoudre pacifiquement leurs différends", a-t-il ajouté.

Le président du Soudan du Sud Salva Kiir a accusé lundi le Soudan d'avoir attaqué son pays, en bombardant des positions et en menant des attaques au sol dans une région riche en pétrole.

Selon lui, les forces sud-soudanaises ont répliqué et ont traversé la frontière pour pénétrer en territoire soudanais et prendre le contrôle de l'important champ pétrolifère d'Heglig, qui est revendiqué par les deux pays.

Mais le porte-parole de l'armée soudanaise, Sawarmi Khaled Saad, a tenté de minimiser ces violences.Selon lui, des "affrontements limités" ont eu lieu entre les deux armées le long de la frontière commune.

M. Ban a déclaré "saluer l'esprit de coopération récemment montré" par les deux gouvernements, qui ont signé une série d'accords censés leur permettre de surmonter leurs divisions.

Il a par ailleurs appelé les dirigeants des deux pays "à se rencontrer comme prévu lors du sommet du 3 avril".Selon la radio officielle soudanaise, le président soudanais Omar el-Béchir a "suspendu" sa visite au Soudan du Sud prévue la semaine prochaine.

Les relations entre Khartoum et Juba sont très tendues depuis l'indépendance du Soudan du Sud en juillet, ce qui ravive le spectre de la guerre civile de 1983-2006, qui avait fait deux millions de morts.