Belgique: report du procès du "couple diabolique", accusé du meurtre d'un Britannique

Par AFP

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Le procès d'une Belge et d'un Franco-ivoirien accusés du meurtre d'un homme d'affaires britannique en 1996 en Belgique est reporté en raison de la crise du coronavirus, a annoncé la justice belge.

Surnommés "le couple diabolique" par les médias, Hilde Van Acker, 57 ans, et Jean-Claude Lacote, 54 ans, devaient comparaître à partir du 20 novembre pour une durée d'environ deux semaines devant la cour d'assises de Bruges, dans le nord de la Belgique.Ils ont été arrêtés fin 2019 à Abidjan après une cavale de 23 ans pour échapper à la justice belge.Condamnés en leur absence, en 2011, à la prison à perpétuité par la cour d'assises de Bruges, tous deux ont souhaité être rejugés, comme le leur permet la loi belge.Selon la cour d'appel de Gand, l'autorité chargée d'organiser l'audience, le procès est rendu plus compliqué par la crise sanitaire notamment parce que doivent être appelés à la barre des témoins venus du Royaume-Uni.Il faut aussi convoquer un jury populaire avec des jurés suppléants susceptibles de remplacer les titulaires en cas d'absence. La cour d'appel a décidé de reporter l'audience à une date "indéterminée", peut-être au printemps 2021 si les conditions le permettent, précise un communiqué.Le meurtre à connotation mafieuse du Britannique Marcus Mitchell, tué de deux balles dans la tête en mai 1996 dans la station balnéaire du Coq (De Haan en flamand), avait défrayé la chronique à l'époque.Le quotidien belge Le Soir écrivait en 1996 que M. Lacote avait fait allusion à de l'espionnage durant ses auditions, prétendant être "un informateur des services secrets français, du MI 5 britannique et de la douane allemande".Trafic de drogue, achat de matériel militaire, filières serbe ou libyenne et des sommes équivalentes à plusieurs centaines de milliers d'euros avaient été évoqués dans la presse belge.Selon l'agence Belga, les enquêteurs ont découvert que M. Mitchell avait prêté, peu avant sa mort, 300.000 livres sterling aux deux suspects, une somme avec laquelle ils étaient censés conclure "une affaire lucrative en Libye".