Bissau accepte la présence d'une mission étrangère de stabilisation

Par La rédaction

BISSAU (AFP)

Le gouvernement de Guinée-Bissau a accepté la présence dans le pays d'une mission étrangère pour stabiliser ce pays frappé par une instabilité politique et militaire chronique, a-t-on appris lundi auprès de la présidence de la République.

"Il s'agit d'une mission de stabilisation et non d'une force proprement dite.Cette mission sera composée d'éléments de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (Cédéao), de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP) et de l'Union africaine (UA)", a déclaré lundi à l'AFP le porte-parole du Conseil national de la Défense, Soares Sambù.

Son "rôle sera bien précis, notamment aider la Guinée-Bissau à retrouver sa stabilité.Il reste à remplir les formalités pour que la dite mission soit" installée, a ajouté M. Sambù sans plus de détails.

Le Conseil national de la Défense est un organe consultatif pour les questions de défense et de sécurité, rattaché au cabinet du président de la République.

La décision d'accepter l'arrivée de cette mission de stabilisation a été prise dimanche au cours d'une réunion à la présidence de la République, en présence du chef de l'Etat bissau-guinéen Malam Bacaï Sanha et du Premier ministre Carlos Gomes Junior.

L'armée a promis de se prononcer après une rencontre entre officiers supérieurs et le sujet sera également soumis au Parlement.

"Le président est en train de chercher un consensus", a déclaré Soares Sambi.

Selon lui, le président Sanha s'est adressé aux officiers supérieurs de son armée en ces termes: "ce dont le peuple a besoin, ce sont des écoles, l'accès aux soins et non des soubresauts.Vous avez le devoir de garantir la tranquillité et non d'être des facteurs de troubles".

La Guinée-Bissau, ex-colonie portugaise indépendante en 1974, est frappée par un cycles de violence politiques et militaires dans lesquelles l'armée joue un rôle important.

Le prédécesseur de M. Sanha, élu en juillet 2009, Joao Bernardo Vieira, a été assassiné par des militaires en avril 2009.Le 1er avril 2010, un général, Antonio Indjai, avait renversé le chef des armées, José Zamora Induta, et séquestré le Premier ministre qui avait été menacé de mort.