Burkina : 2 gendarmes et 47 "terroristes" tués lors d'une opération antijihadiste

Par AFP

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Deux gendarmes burkinabè ont été tués et 47 "terroristes abattus" lors d'une opération antijihadiste menée à Waribéré, dans le nord-ouest du Burkina Faso, a annoncé mercredi l'état-major des armées.

"Suite à une opération antiterroriste menée depuis quelques jours dans la (province de la) Kossi, par les Garsi (Groupe d'action rapide, surveillance et intervention), un assaut a été lancé ce (mardi) 19 mai contre deux bases terroristes dans la localité de Waribéré, à une quarantaine de kilomètres de Barani", écrit l'état-major dans un communiqué."Cette attaque surprise a causé d'énormes pertes côté ennemi avec notamment 47 terroristes abattus et d'importantes quantités de matériels détruits ou saisis", affirme l'état-major. "Côté ami, deux gendarmes ont malheureusement perdu la vie et trois ont été blessés", selon la même source.Ces bilans n'étaient pas vérifiables de source indépendante.La province de la Kossi est frontalière du Mali.Le chef d'état-major, le général Moise Miningou, a "félicité les unités pour cette audacieuse action et les exhorte à poursuivre les actions offensives contre les groupes armés terroristes".Lundi, sept personnes dont deux soldats burkinabé ont été tuées lors d'une attaque contre un détachement militaire dans le nord du pays, revendiquée par le Groupe de soutien à l'Islam et aux musulmans (GSIM), principale alliance jihadiste du Sahel affiliée à Al Qaïda.Selon une source sécuritaire, les cinq civils tués étaient des volontaires pour la défense des habitants recrutés pour aider les forces de l'ordre.Le 11 mai, huit soldats burkinabé avaient été tués dans une attaque à Kankanfogouol, dans le nord du Burkina Faso, selon l'armée, qui avait affirmé avoir neutralisé une vingtaine de terroristes en réaction à cette embuscade près de la frontière nigérienne.Le Burkina Faso est en proie à de fréquentes attaques jihadistes, souvent entremêlées à des conflits intercommunautaires. Elles ont fait plus de 850 morts depuis 2015, et contraint près de 840.000 personnes à fuir leurs foyers.Le centre du Sahel est touché par les violences jihadistes (avec en sus des conflits violents entre communautés) qui ont fait 4.000 morts au Mali, au Niger et au Burkina Faso en 2019, selon l'ONU.