Burkina: l'assaut lancé pour éviter le transfert des otages aux jihadistes de la Katiba Macina (armée française)

10 mai 2019 à 14h09 par AFP

AFRICA RADIO

L'opération de libération des otages français a été lancée dans la nuit de jeudi à vendredi au Burkina Faso, dans laquelle deux autres otages ont été libérés, notamment pour éviter leur transfèrement aux jihadistes de la Katiba Macina actifs au Mali voisin, a déclaré vendredi le chef d'Etat major des Armées.

Les autorités françaises suivaient l'évolution des ravisseurs depuis plusieurs jours et ont saisi l'opportunité d'agir en raison du risque "de transfèrement de ces otages à une autre organisation terroriste qui agit au Mali, et qui est la Katiba Macina" du prédicateur Amadou Koufa, ce qui aurait dès lors "rendu impossible d'organiser une quelconque opération de libération", a déclaré à la presse le général François Lecointre.L'identité des preneurs d'otages qui avaient enlevés les deux touristes français au Bénin voisin le 1er mai est encore inconnue. Il est "trop tôt pour se prononcer", a déclaré Mme Parly."L'analyse est en cours. Ce que l'on peut dire c'est qu'il y a deux mouvements terroristes principaux qui opèrent dans cette zone et qui sont affiliés pour l'un à Al Qaïda, pour l'autre à l'EIGS (Etat islamique au Grand Sahara). Nous n'en savons pas plus pour l'instant", a-t-elle précisé.Quant aux deux autres otages libérées, une Américaine et une Sud-coréenne, leur présence était inconnue."Personne n'avait connaissance de leur présence. Nous n'avions pas connaissance du fait qu'au côté de nos deux ressortissants il pouvait en avoir d'autres, et les contacts que nous avons eus depuis quelques heures avec les Etats-Unis et la Corée du Sud montrent que probablement, ces pays-là n'avaient pas nécessairement conscience de la présence de ces deux ressortissantes en territoire burkinabé", a déclaré Mme Parly."A priori elles étaient otages depuis 28 jours", a précisé le général Lecointre lors d'une conférence de presse sur cette opération de sauvetage dans laquelle deux militaires français membres des forces spéciales ont été tués.