Burkina: quatre militaires tués dans une attaque dans le Nord

Par AFP

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Au moins quatre soldats burkinabé ont été tués et quatre sont portés disparus lundi lors d'une attaque jihadiste à Kankanfogouol, localité située dans le nord du Burkina Faso, près de la frontière du Niger, ont rapporté à l'AFP des sources sécuritaires.

"Une équipe du détachement militaire de Sebba, en patrouille, a été la cible d'une embuscade menée par des groupes armés terroristes (GAT) à Kankanfogouol (près frontière du Niger). Le bilan provisoire est de quatre soldats décédés et quatre autres toujours portés disparus", a indiqué à l'AFP une source sécuritaire. Une autre source sécuritaire jointe par l'AFP a confirmé l'attaque, précisant que "des opérations de ratissage ont été entreprises pour retrouver les éléments qui manquent à l'appel et traquer les assaillants"."Kankanfogouol est situé à quelques kilomètres du Niger et les groupes armés passent d'un côté à l'autre de la frontière menant ainsi des attaques dans les deux pays", a expliqué cette source sécuritaire. "L'urgence sanitaire liée à la lutte implacable contre le Covid-19 ne doit pas nous faire oublier les impératifs sécuritaires. Nous sommes tenus de rester en éveil sur ces deux fronts, et je tiens ici à saluer l'engagement de nos Forces de Défense et de Sécurité", a écrit sur Twitter le président burkinabé Roch Marc Christian Kaboré, qui n'évoque cependant pas cette attaque. Le Burkina Faso est en proie à de fréquentes attaques jihadistes, souvent entremêlées à des conflits intercommunautaires, ayant fait plus de 850 morts depuis 2015, et contraint près de 840.000 personnes à fuir leurs foyers.Sous-équipées et mal entraînées, les forces de l'ordre burkinabè n'arrivent pas à enrayer la spirale de violences jihadistes malgré l'aide de forces étrangères, notamment de la France, présente dans le Sahel avec 5.100 hommes dans le cadre de l'opération antijihadiste Barkhane.Le centre du Sahel est touché par les violences jihadistes - souvent entremêlées à des conflits intercommunautaires - qui ont fait 4.000 morts au Mali, au Niger et au Burkina Faso en 2019, selon l'ONU.