Burkina: un militaire et une "dizaine" de terroristes tués dans le Nord

9 juin 2020 à 13h29 par AFP

AFRICA RADIO

Un militaire burkinabé a été tué et une "dizaine d'assaillants" abattus lundi soir lors d'une attaque contre le détachement militaire de Kelbo, localité située à 75 km de Djibo, dans le nord du Burkina Faso, frontalier du Mali, a appris mardi l'AFP de sources sécuritaires.

"Une attaque a été perpétrée par des terroristes (mot utilisé par l'armée pour désigner les jihadistes) dans la nuit de lundi à mardi contre le détachement militaire de Kelbo. La coordination entre les forces terrestres et aériennes a vite permis de repousser cette attaque qui a malheureusement entraîné le décès d'un soldat et occasionné quatre blessés", a déclaré à l'AFP une source sécuritaire. L'attaque a été menée par "plusieurs dizaines d'individus armés, à bord de pickup et de motocyclettes", a indiqué une autre source sécuritaire, évoquant des "pertes côté ennemi"."La riposte des éléments et l'appui aérien ont permis de neutraliser une dizaine de terroristes et de saisir de l'armement et des engins roulants", a indiqué cette source."Des opérations de ratissage sont toujours en cours dans la zone de repli", des groupes armés, "à la frontière du Mali", a précisé la même source. Le Burkina Faso est le théâtre d'attaques jihadistes depuis le premier trimestre 2015. Celles-ci ont fait près de 1.000 morts et 860.000 déplacés depuis cinq ans. Le nord et l'est du pays sont les régions les plus touchées du pays. Sous-équipées et mal entraînées, les forces de l'ordre du Burkina Faso, pays pauvre d'Afrique de l'ouest, n'arrivent pas à enrayer la spirale de violences jihadistes, malgré l'aide de forces étrangères, notamment de la France, présente dans le Sahel avec 5.100 hommes dans le cadre de l'opération antijihadiste Barkhane.Les violences jihadistes, mêlées à des conflits intercommunautaires qui touchent le centre du Sahel, ont fait au total 4.000 morts au Mali, au Niger et au Burkina Faso en 2019, selon l'ONU.