Burkina: un sous-officier nigérien captif des jihadistes libéré

Par AFP

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Un sous-officier nigérien, captif depuis mars d'un groupe jihadiste, a été libéré par les forces armées burkinabè lors d'une opération fin septembre contre une base jihadiste dans la province de la Tapoa, frontalière du Niger, a annoncé mardi l'état-major du Burkina Faso.

"Le 29 septembre, une opération offensive contre une base terroriste dans la province de la Tapoa, région de l'Est, a permis de libérer un sous-officier du service des eaux et forêts nigérien", a indiqué l'état-major burkinabè, dressant le bilan des opérations de sécurisation du territoire de la semaine du 28 septembre au 4 octobre. "Après sa libération, il a été remis aux forces armées nigériennes", selon l'état-major, précisant que le sous officier était "détenu depuis mars 2020". L'état-major indique par ailleurs que "le 4 octobre, au cours d'une mission de reconnaissance offensive (...), une base logistique terroriste a été démantelée à Lanfiera, dans la province du Sourou" dans le nord-ouest, permettant de "récupérer des moyens roulants, du matériels de campement et des vivres".Depuis septembre, l'état-major burkinabè fait régulièrement mention d'opérations militaires affirmant avoir neutralisé plusieurs dizaines de jihadistes. Le 11 septembre, après une embuscade où quatre soldats avaient été tués dans la zone de Mentao (province du Soum), une opération a permis de neutraliser onze jihadistes et de récupérer leur armement, selon l'état-major.Le 13 septembre, une autre action des forces terrestres et aériennes menée dans la province du Loroum a permis de neutraliser une quinzaine de jihadistes et de récupérer de l'armement.L'armée avait déjà annoncé le 15 septembre avoir "démantelé une base terroriste" et "neutralisé deux terroristes" quatre jours plus tôt, dans la zone de Tongomayel, dans la province du Soum.Le Burkina Faso, frontalier du Mali et du Niger, est le théâtre d'attaques jihadistes régulières depuis 2015.Le Nord du Burkina est la zone la plus touchée par les exactions jihadistes qui ont fait plus de 1.100 morts et plus d'un million de déplacés, fuyant les zones de violences.Les violences jihadistes, mêlées à des conflits intercommunautaires, ont fait au total 4.000 morts au Mali, au Niger et au Burkina Faso en 2019, selon l'ONU.