Cameroun: le président de la CAF à Yaoundé, visite de Biya à Buea "pas confirmée"

Par AFP

AFRICA RADIO

La visite du président Paul Biya dans le Sud-Ouest anglophone du Cameroun en conflit n'est "pas confirmée", selon une source proche de la présidence à Yaoundé, où est arrivé mardi le président de la Confédération africaine de football (CAF), Ahmad Ahmad.

La visite du président Biya à Buea, capitale de la région du Sud-Ouest en conflit, "n'est pas confirmée", a indiqué à l'AFP une source proche de la présidence mardi matin.Lundi, une source proche du ministère de la Communication avait annoncé à l'AFP la visite mardi du président Biya dans la capitale de la région du Sud-Ouest, où se font entendre des coups de feu quotidiennement."Il y a des préparatifs en cours, la tribune de la place des fêtes a été réfectionnée", a indiqué mardi matin une source proche des autorités locales de Buea.Dans les deux régions anglophones du Cameroun, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, les combats entre l'armée et des séparatistes armés sont quotidiens. Ces derniers revendiquent l'indépendance du Cameroun anglophone vis-à-vis de Yaoundé.Ils ont menacé de s'en prendre à toute personne qui voterait dimanche lors du scrutin présidentiel à un tour.Lundi, pour le premier anniversaire de la proclamation symbolique de l'indépendance des régions anglophones, le 1er octobre 2017, un couvre-feu a été mis en place dans la plupart des grandes villes de la zone.Les rues de Buea et Bamenda, les deux capitales régionales, étaient vides hormis les patrouilles de l'armée, selon des témoins lundi à l'AFP.Mardi matin, le président de la Confédération africaine de football (CAF), Ahmad Ahmad, est arrivé à Yaoundé en visite officielle.Il devrait être reçu par Paul Biya au palais présidentiel en milieu de journée, selon des sources concordantes.Le Cameroun doit accueillir la Coupe d'afrique des Nations (CAN) en 2019, mais des retards dans l'organisation ont soulevé des polémiques sur la capacité du pays à boucler les préparatifs de la compétition en temps en en heure.Dimanche, neuf candidats - dont Paul Biya - s'affronteront dans les urnes pour briguer la présidence du Cameroun, dans un contexte sécuritaire tendu avec les attaques persistantes des jihadistes de Boko Haram dans le nord du pays, et le conflit armé dans les régions anglophones.