Cinquantenaire des Indépendances Africaines : Un avenir économique et politique propice

Par La rédaction

_ Jacques Toubon a rendu sa copie après 18 mois de travail. Le secrétaire Général du cinquantenaire des Indépendances Africaines et ancien ministre a établi son bilan après cet anniversaire dont il était en charge, lors d'une conférence de presse au Ministère des Affaires étrangères et européennes mardi 25 janvier. Selon lui, l'Afrique est en progrès et possède un réel potentiel au plan international._ 18 mois se sont écoulés depuis que Nicolas Sarkozy, le président de la République Française, a confié la mission du cinquantenaire des Indépendances Africaines à Jacques Toubon. L'ancien ministre a désiré annoncer son bilan en présence des journalistes, des ambassadeurs et d'associations au Ministère des Affaires étrangères et européennes mardi 25 janvier._ Il a débuté son discours, en précisant qu'il ne prenait pas le parole en tant qu' « africaniste » mais « comme un témoin de notre politique africaine. »Il a dressé un bilan « réconfortant » mais chargé d'un « lot de préoccupations graves». Il a distingué les avancées qu'il a pu constater lors de son travail. Selon lui, « cinquante ans après l'indépendance de ces quatorze pays, les états nations existent » et même après les transformations et les découpages dus au colonialisme._ Nouveau regard_ Le cinquantenaire des Indépendances Africaines a joué un rôle essentiel dans le changement de discours sur ce continent. « 2010 a constitué une année où un nouveau regard a été porté sur l'Afrique. Elle constitue un tournant irréversible » Désormais, le potentiel sur le plan politique et économique international du continent africain est reconnu. « On est convaincu que l'Afrique a un destin et qu'elle compte ». Pour Jacques Toubon, ce continent possède la population, les ressources et les terres pour prendre une place importante dans le paysage internationale. Une évolution de pensée motivée également par le sentiment que l'Afrique doit travailler en partenariat avec la France et l'Union Européenne en oubliant les idées négatives sur les uns et les autres. « Il faut abandonner le sentiment du désamour pour choisir l'investissement. Il faut prendre des risques ensemble. »_ Trois piliers_ Jacques Toubon l'a répété à plusieurs reprises lors de la conférence de presse, « l'Afrique est en progrès ». Une idée qu'il a développé à travers trois arguments. Selon lui, le principe de la démocratie s'installe petit à petit dans les pays africains car les citoyens ont assimilé le « processus démocratique » au travers des élections. Il a souligné le bon « comportement des électeurs »._ Une nouvelle génération émerge en Afrique, issue « de la classe moyenne » qui regroupe en particulier « des chef d'entreprises ». Installés, en France, en Angleterre ou en Afrique, ils ont entre 40 et 50 ans et montrent une force d'indépendance dans leur liberté de décision et ne mènent pas leurs affaires par rapport au pouvoir, au clan ou aux ministres. Mais, ils ne sont pas non plus affiliés à des multinationales. L'évolution du continent africain passe notamment par « ces hommes et ces femmes engagés dans la mondialisation ». Ce sont désormais les « acteurs de la nouvelle économie » de l'Afrique et non des suiveurs._ Sécurité_ Mais face à ces visions positives concernant l'Afrique, les menaces de sécurité « pourraient être une entrave au développement » du continent. Jacques Toubon a distingué trois types de menaces «la criminalité, la piraterie et le terrorisme » Mais il a tenté de ne pas être fataliste, en insistant sur le fait qu'un « certain nombre de guerres s'est arrêté »._ Malgré ces avancées notables que Jacques Toubon a pu remarquer, plusieurs projets sont encore à améliorer ou même à créer comme la reconnaissance du rôle des tirailleurs sénégalais et l'enseignement du colonialisme à l'école._ Florence Mallégol