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Colère des pompiers en Algérie

04 mai 2021 à 10h46 Par Nadir Djennad
«  La manifestation des sapeurs-pompiers nous renseigne du malaise qui est installé au cœur du régime, du système politique en Algérie «  selon Aïssa Rahmoune.
Le ministère de l'Intérieur a annoncé lundi suspendre et poursuivre en justice quelque 230 pompiers ayant manifesté dimanche à Alger, pour l'amélioration de leurs conditions de travail et salariales. Les pompiers, comme les policiers, n'ont pas le droit de grève ni celui de manifester. Dimanche, plusieurs centaines d'agents de la Protection civile, pompiers pour la plupart, avaient défilé en uniforme non loin du siège de la présidence à Alger.

La marche a été réprimée par la police, selon des déclarations de pompiers relayées sur les réseaux sociaux. Le ministère de l'Intérieur dénonce "une trahison des devoirs et responsabilités dans le but de déstabiliser et de discréditer ce corps de métier". Il enjoint les agents de la Protection civile, qui font partie des corps constitués, à ne pas suivre les appels "qui visent à déstabiliser cette institution". Cette décision est susceptible d'attiser les tensions sociales qui ne cessent de s'accumuler depuis plusieurs semaines en Algérie selon Aïssa Rahmoune, avocat, vice-président de la Ligue algérienne des droits de l'homme

Aïssa Rahmoune, avocat, vice-président de la Ligue algérienne des Droits de l'homme. Il répondait à Nadir Djennad.