Côte d'Ivoire: nouveau gouvernement, le frère du président à la Défense

Par AFP

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Le président ivoirien Alassane Ouattara a nommé mardi un nouveau gouvernement, avec son frère cadet Téné Birahima Ouattara au poste stratégique de ministre de la Défense, un mois après la victoire de son parti aux législatives.

Anciennement ministre de l'Education nationale, Kandia Camara, une proche du président et pilier du parti au pouvoir, devient ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères, au deuxième rang protocolaire du gouvernement après le Premier ministre Patrick Achi nommé le 26 mars, selon le décret lu à la télévision publique par le secrétaire général de la présidence Abdourahmane Cissé.Téné Birahima Ouattara - gratifié du titre de ministre d'Etat - était ministre de la Défense par intérim depuis le brusque décès d'un cancer du Premier ministre Hamed Bakayoko le 10 mars qui occupait également le poste de la Défense.Le général Vagondo Diomandé, autre fidèle du chef de l'Etat, conserve son poste de ministre de l'Intérieur et de la Sécurité, dans ce gouvernement qui compte 41 membres - 37 ministres et quatre secrétaires d'Etat - dont huit femmes, avec peu de changement aux principaux postes.Patrick Achi, homme d'expérience de 65 ans, a été nommé chef du gouvernement avec la difficile mission de poursuivre la politique de réconciliation nationale dans01 un pays à l'histoire récente marquée par les violences politiques, à l'issue des élections législatives du 6 mars largement remportées par le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP, au pouvoir).Ces élections se sont déroulées dans le calme et avec la participation de tous les partis de l'opposition, contrairement à la présidentielle du 31 octobre boycottée par l'opposition et marquée par des violences ayant fait une centaine de morts, qui a abouti à la réélection d'Alassane Ouattara pour un troisième mandat controversé.Une des premières missions du nouveau gouvernement sera d'organiser de retour attendu en Côte d'Ivoire de l'ex-président Laurent Gbagbo, acquitté définitivement le 31 mars de crimes contre l'humanité par la justice internationale.