Côte d'Ivoire: un ex-mouvement pro-Ouattara va devenir un parti pro-Soro

Par AFP

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L'Alliance pour le changement (APC), un ex-mouvement de jeunesse pro-Ouattara, va se constituer samedi en parti politique pour soutenir la candidature de Guillaume Soro à la présidentielle de 2020 en Côte d'Ivoire, un deuxième soutien à l'ex-chef du Parlement en deux semaines.

"Nous sommes une génération qui aspire à être au pouvoir en 2020", a expliqué à l'AFP, Alphonse Soro, président de l'APC, un mouvement de jeunesse, autrefois proche du président ivoirien Alassane Ouattara.Pour M. Soro, 41 ans, qui n'a aucun lien de parenté avec Guillaume Soro, "il faut un renouvellement de la classe politique en Côte d'Ivoire"."Notre génération: Jean-Louis Billon (ancien ministre et poids lourd de l'opposition), Charles Blé Goudé, (ex-chef du mouvement ivoirien des Jeunes patriotes, proche de l'ex-président Laurent Gbagbo) et Guillaume Soro. Nous avons la compétence requise, la formation et l'expérience pour prendre la relève en 2020", a-t-il martelé.Alphonse Soro, ancien député, est actuellement proche conseiller de Guillaume Soro, après avoir démissionné du poste de conseiller du Premier ministre Ivoirien Amadou Gon Coulibaly, un proche du président Ouattara.Le congrès constitutif, prévu samedi à Abidjan, doit rassembler un millier de participants.Un nouveau parti politique, le Rassemblement pour la Côte d'Ivoire (Raci), a été créé le 16 février pour soutenir la candidature de Guillaume Soro à la présidentielle de 2020, qui lancé un nouveau mouvement baptisé "Comité politique", mais sans dévoiler s'il nourrissait des ambitions présidentielles.Ce Comité politique n'est pas un parti mais un "outil" pour "mener des réflexions sur les grandes questions d'intérêt national", a expliqué l'ancien chef de la rébellion (2002-2010), qui se présente comme un "démocrate", sans plus de précision sur son orientation politique.Guillaume Soro, longtemps allié du président Ouattara, qu'il a contribué comme chef de la rébellion à porter au pouvoir en 2011 à l'issue d'une présidentielle contestée, a été contraint de démissionner le 8 février du perchoir de l'Assemblée, après son refus d'intégrer le nouveau parti présidentiel, le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), créé en janvier.Les analystes politiques prêtent depuis longtemps à M. Soro, 46 ans, des ambitions présidentielles.