CPI: la Côte d'Ivoire dira plus tard si elle veut transférer Simone Gbagbo

22 novembre 2012 à 18h59 par La rédaction

ABIDJAN (AFP) - (AFP)

La Côte d'Ivoire dira "au moment opportun" si elle veut transférer à la Cour pénale internationale (CPI) l'épouse de l'ancien président Laurent Gbagbo, Simone , qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt pour crimes contre l'Humanité, a déclaré jeudi le gouvernement.

"Nous prenons acte de cette demande (de la CPI réclamant le transfert de Mme Gbagbo à La Haye, ndlr) et au moment opportun nous allons vous donner la position officielle du gouvernement", a dit le nouveau ministre ivoirien de la Justice, Gnénéma Coulibaly, à la sortie du Conseil des ministres, sans plus de précision.

La CPI a annoncé jeudi avoir émis un mandat d'arrêt contre Mme Gbagbo, la soupçonnant de crimes contre l'Humanité commis durant la crise postélectorale de décembre 2010-avril 2011, qui a fait quelque 3.000 morts.

Le procureur de la CPI, la Gambienne Fatou Bensouda, a "exhorté" Abidjan à "remettre Simone Gbagbo à la Cour".

L'ex-président Laurent Gbagbo est détenu à La Haye depuis novembre 2011 par la CPI, qui le soupçonne aussi de crimes contre l'Humanité commis pendant la crise.