D'enfants-soldats à journalistes, ils couvrent le référendum au Sud-Soudan

Par La rédaction

JUBA (Soudan) (AFP)

De l'épée à la plume, de la kalachnikov au microphone, d'anciens enfants-soldats pendant la guerre civile Nord-Sud se sont reconvertis au journalisme à la fin des hostilités et couvrent aujourd'hui le référendum sur l'indépendance du Sud-Soudan.

"Si j'avais étudié à l'université ou coulé des jours heureux, sans avoir connu la part la plus sombre de la vie, je n'aurais pas su exactement ce que peut ressentir un enfant-soldat ou un réfugié", explique Maal Maker.

Le parcours de ce journaliste, âgé d'une trentaine d'années, a de quoi forcer le respect des reporters de guerre les plus aguerris.

En 1986, à l'âge de six ans, son village est attaqué.Il prend la fuite avec une horde de gamins."Je leur disais: +où allons-nous?+ Je veux rentrer à la maison.Ils m'ont répondu: +Non, la maison est détruite+", se souvient-il.

Maal a été pris en charge par les rebelles de l'Armée populaire de libération du Soudan (SPLA).Avec eux, le garçon a reçu une éducation de base et a été formé aux maniement des armes sans toutefois participer aux combats.

En 1994, il délaisse la SPLA, devient réfugié au Kenya voisin, puis il va au combat.

"Un jour, j'ai vu un journaliste de la BBC sur le front, nous voyions débarquer ce blanc.Il posait des questions, parlait avec les gens, il était libre.Et je me suis dit: +je veux être comme ce gars+", se rappelle le reporter à Radio Miraya, la station de l'ONU au Soudan.

Après un bref retour dans l'armée, il retourne au Kenya et suit des études.Son destin le mène peu à peu vers le journalisme, la presse écrite, puis la radio au Sud-Soudan.

"Quand j'étais dans l'armée, je devais suivre les ordres, quand j'étais réfugié je n'avais d'autre horizon qu'être esclave, mais maintenant je suis mon propre maître", assure-t-il.

Maal n'est pas le seul journaliste sudiste à avoir vécu les difficultés de la guerre pendant que ses collègues journalistes occidentaux, qui débarquent en grand nombre à Juba pour couvrir le référendum d'indépendance du Sud-Soudan, apprenaient le métier dans le confort d'une université.

"J'avais entre huit et dix ans" lorsque j'ai rejoint la SPLA, se souvient Atem Deng, qui a perdu trois frères à la guerre."Le fusil était presque plus grand que nous", se souvient le jeune homme à la voix posée.

Après des années au sein de la rébellion, il devient réfugié au début des années 2000 en Ouganda, puis commence à travailler pour la presse avant de rentrer à Juba et rejoindre lui aussi Radio Miraya.

"J'étais un auditeur assidu de la BBC parce que c'était la seule radio que nous arrivions à capter sur ondes courtes (pendant la guerre).Mais je n'ai jamais aspiré à être journaliste.Quand nous étions jeunes, la seule option était la rébellion.Je suis devenu journaliste par hasard et j'y ai pris goût", dit-il.

"Ces ex-enfants-soldats ont une qualité: il sont disciplinés", note Nhial Bol, rédacteur en chef du quotidien sudiste The Citizen, qui a formé plusieurs ex-combattants."La majorité des enfants-soldats n'ont pas grandi dans leur village, ils ne sont donc pas mêlés à la politique tribale au Sud-Soudan.En ce sens, ils sont plus objectifs", relate-t-il.

Une objectivité qui constitue aujourd'hui un véritable défi pour ces jeunes journalistes qui couvrent un référendum d'indépendance pour lequel ils se sont battus enfants.

gl/sw

Les forces soudanaises ont accusé jeudi l'armée du Sud-Soudan d'avoir traversé une zone contestée à la frontière Nord-Sud, une "violation" qui pourrait à terme rendre "impossible" la tenue du référendum d'indépendance du Sud-Soudan prévu en janvier prochain.

L'Armée populaire de libération du Soudan (SPLA), ex-rebelles sudistes formant aujourd'hui l'armée de la région semi-autonome du Sud-Soudan, ont "concentré des forces militaires" dans le Nil Blanc (nord), a indiqué le porte-parole de l'armée soudanaise (nordiste), Sawarmi Khaled Saad.

"La tenue du référendum pourrait être impossible si ces violations continuent", a ajouté ce responsable militaire nordiste dans une déclaration au Centre soudanais des médias (SMC), un organe de presse proche des services de renseignement.

Les responsables de l'armée sudiste n'étaient pas joignables jeudi soir.

Les deux parties ont un contentieux sur six points de démarcation de la frontière Nord-Sud tracée en 1956, année de l'indépendance du Soudan, jusqu'alors sous tutelle anglo-égyptienne.

L'un de ces points concerne la démarcation de la frontière entre les districts de Renk (Etat du Haut-Nil, sud) et de Jabalain (Etat du Nil blanc, nord).

Des communautés de la tribu sudiste Dinka vivent aujourd'hui du côté nord de cette frontière aux contours encore flous, alors que des nomades arabes nordistes migrent chaque année du côté sud en quête de pâturage pour leur bétail.

La démarcation de la frontière entre le nord et le sud du Soudan est l'un des sujets sensibles à l'approche du référendum d'autodétermination du Sud-Soudan, prévu en janvier 2011.

Des responsables nordistes ont déjà fait de la délimitation de cette frontière une condition à la tenue du scrutin, alors que les sudistes jugent qu'il serait préférable, mais pas nécessaire, qu'il en soit ainsi.

Les Sud-Soudanais doivent choisir le 9 janvier prochain entre le maintien de l'unité avec le reste du Soudan ou l'indépendance.

Ce référendum est l'un des points clés de l'accord de paix global (CPA) ayant mis fin en 2005 à plus de deux décennies de guerre civile entre le Nord, majoritairement musulman, et le Sud, en grande partie chrétien, un conflit complexe à l'origine de deux millions de morts.

Les forces soudanaises ont accusé jeudi l'armée du Sud-Soudan d'avoir traversé une zone contestée à la frontière Nord-Sud, une "violation" qui pourrait à terme rendre "impossible" la tenue du référendum d'indépendance du Sud-Soudan prévu en janvier prochain.

L'Armée populaire de libération du Soudan (SPLA), ex-rebelles sudistes formant aujourd'hui l'armée de la région semi-autonome du Sud-Soudan, ont "concentré des forces militaires" dans le Nil Blanc (nord), a indiqué le porte-parole de l'armée soudanaise (nordiste), Sawarmi Khaled Saad.

"La tenue du référendum pourrait être impossible si ces violations continuent", a ajouté ce responsable militaire nordiste dans une déclaration au Centre soudanais des médias (SMC), un organe de presse proche des services de renseignement.

Les responsables de l'armée sudiste n'étaient pas joignables jeudi soir.

Les deux parties ont un contentieux sur six points de démarcation de la frontière Nord-Sud tracée en 1956, année de l'indépendance du Soudan, jusqu'alors sous tutelle anglo-égyptienne.

L'un de ces points concerne la démarcation de la frontière entre les districts de Renk (Etat du Haut-Nil, sud) et de Jabalain (Etat du Nil blanc, nord).

Des communautés de la tribu sudiste Dinka vivent aujourd'hui du côté nord de cette frontière aux contours encore flous, alors que des nomades arabes nordistes migrent chaque année du côté sud en quête de pâturage pour leur bétail.

La démarcation de la frontière entre le nord et le sud du Soudan est l'un des sujets sensibles à l'approche du référendum d'autodétermination du Sud-Soudan, prévu en janvier 2011.

Des responsables nordistes ont déjà fait de la délimitation de cette frontière une condition à la tenue du scrutin, alors que les sudistes jugent qu'il serait préférable, mais pas nécessaire, qu'il en soit ainsi.

Les Sud-Soudanais doivent choisir le 9 janvier prochain entre le maintien de l'unité avec le reste du Soudan ou l'indépendance.

Ce référendum est l'un des points clés de l'accord de paix global (CPA) ayant mis fin en 2005 à plus de deux décennies de guerre civile entre le Nord, majoritairement musulman, et le Sud, en grande partie chrétien, un conflit complexe à l'origine de deux millions de morts.

Les forces soudanaises ont accusé jeudi l'armée du Sud-Soudan d'avoir traversé une zone contestée à la frontière Nord-Sud, une "violation" qui pourrait à terme rendre "impossible" la tenue du référendum d'indépendance du Sud-Soudan prévu en janvier prochain.

L'Armée populaire de libération du Soudan (SPLA), ex-rebelles sudistes formant aujourd'hui l'armée de la région semi-autonome du Sud-Soudan, ont "concentré des forces militaires" dans le Nil Blanc (nord), a indiqué le porte-parole de l'armée soudanaise (nordiste), Sawarmi Khaled Saad.

"La tenue du référendum pourrait être impossible si ces violations continuent", a ajouté ce responsable militaire nordiste dans une déclaration au Centre soudanais des médias (SMC), un organe de presse proche des services de renseignement.

Les responsables de l'armée sudiste n'étaient pas joignables jeudi soir.

Les deux parties ont un contentieux sur six points de démarcation de la frontière Nord-Sud tracée en 1956, année de l'indépendance du Soudan, jusqu'alors sous tutelle anglo-égyptienne.

L'un de ces points concerne la démarcation de la frontière entre les districts de Renk (Etat du Haut-Nil, sud) et de Jabalain (Etat du Nil blanc, nord).

Des communautés de la tribu sudiste Dinka vivent aujourd'hui du côté nord de cette frontière aux contours encore flous, alors que des nomades arabes nordistes migrent chaque année du côté sud en quête de pâturage pour leur bétail.

La démarcation de la frontière entre le nord et le sud du Soudan est l'un des sujets sensibles à l'approche du référendum d'autodétermination du Sud-Soudan, prévu en janvier 2011.

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Les Sud-Soudanais doivent choisir le 9 janvier prochain entre le maintien de l'unité avec le reste du Soudan ou l'indépendance.

Ce référendum est l'un des points clés de l'accord de paix global (CPA) ayant mis fin en 2005 à plus de deux décennies de guerre civile entre le Nord, majoritairement musulman, et le Sud, en grande partie chrétien, un conflit complexe à l'origine de deux millions de morts.