Ebola: l'ONU n'a que 100.000 dollars dans son fonds spécial sur 20 millions promis

Par La rédaction

Washington (AFP)

Le fonds spécial des Nations unies destiné à lutter contre le virus Ebola ne dispose que de 100.000 dollars sur les 20 millions initialement promis, a déploré jeudi le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.

"Nous avons mis en place un fonds spécial des Nations unies.Nous avions à l'origine reçu 20 millions de dollars (de promesses, NDLR) mais il n'y a en fait que 100.000 dollars sur notre compte en banque.C'est un problème très sérieux", a déclaré Ban Ki-moon, lors d'une conférence de presse. 

Ce fonds de roulement dédié de l'ONU vise à pouvoir mobiliser rapidement des liquidités en cas de besoin urgent de financement de mesures de lutte contre l'épidémie d'Ebola.

Sur les 20 millions de dollars (15,6 millions d'euros) promis, seule la Colombie a déjà versé sa contribution, soit 100.000 dollars, selon le New York Times.

"J'en ai parlé ces derniers jours à de nombreux dirigeants internationaux", a souligné le secrétaire général, citant les présidents américain et français Barack Obama et François Hollande ainsi que la chancelière allemande et les Premiers ministres britannique, canadien ou polonais.

Outre ce fonds spécifique, toutefois, les donateurs ont d'ores et déjà contribué, en liquide ou en nature, à divers programmes spécifiques de l'ONU pour un total de 376 millions de dollars, selon le New York Times.

"Des dizaines de pays expriment leur solidarité.Mais nous devons convertir les promesses en actes.Nous avons besoin de plus de médecins, d'infirmières, de matériel, de centres de traitement", a souligné M. Ban.

"Je demande à la communauté internationale d'apporter ce milliard de dollars dont nous avons besoin pour reprendre l'avantage dans la course et atteindre notre objectif de ralentir la transmission du virus d'ici le 1er décembre", a-t-il rappelé. 

Les Nations unies ont estimé à un milliard de dollars (763 millions d'euros) la somme totale nécessaire pour combattre de façon efficace cette épidémie qui a déjà fait quelque 4.500 morts depuis le début de l'année, essentiellement en Afrique de l'Ouest.