Egypte: début du procès de membres d'ONG, pas d'étranger présent au tribunal

Par La rédaction

LE CAIRE (AFP) - (AFP)

Le procès d'une quarantaine de membres d'organisations non-gouvernementales, dont des Américains, s'est ouvert dimanche devant un tribunal au Caire en présence d'une partie seulement des prévenus et aucun étranger.

Ces ONG sont accusées d'avoir reçu des financements illicites de l'étranger et d'ingérence dans les affaires politiques égyptiennes.L'affaire provoque de vives tensions avec les Etats-Unis.

Un juge a pris la parole à l'ouverture de l'audience pour donner la liste des prévenus, qu'il a accusés d'avoir "enfreint la souveraineté de l'Egypte", selon une journaliste de l'AFP sur place.

Quarante-trois personnes, dont 19 Américains, ont été inculpées par la justice égyptienne, mais elles n'ont pas été arrêtées.

Toutefois quatorze personnes seulement étaient présentes au tribunal, toutes de nationalité égyptienne selon l'une d'elles.

Interrogées par un magistrat pour savoir si elles reconnaissaient les faits reprochés, elles ont toutes dit rejeter les accusations.

Selon un responsable d'une des ONG incriminées, parlant sous couvert de l'anonymat, sept des 19 Américains inculpés sont actuellement en Egypte, dont certains réfugiés à l'ambassade des Etats-Unis, les autres ayant pu partir du pays avant d'être sous le coup d'une interdiction de sortie du territoire.

Parmi ceux encore présents en Egypte, figure Sam LaHood, fils du ministre américain des Transports Ray LaHood, et responsable de la section Egypte de l'International Republican Institute (IRI).

Outre les Américains et les Egyptiens, il y a parmi les prévenus des Serbes, des Norvégiens, des Allemands, des Palestiniens et des Jordaniens, selon la justice égyptienne.

Selon un haut responsable américain qui s'exprimait samedi, des "discussions intenses" ont lieu entre Washington et le Caire pour chercher à "résoudre la situation d'ici quelques jours".

Des élus américains ont averti que ce procès risquait d'avoir des conséquences irrémédiables sur les relations avec l'Egypte.Les Etats-Unis apportent une aide annuelle de 1,3 milliard de dollars à l'armée égyptienne, aux commandes du pays depuis la chute du président Hosni Moubarak il y a un an.